Le secrétariat d’État chargé de la Famille et de la Solidarité récuse toute modification du taux d’encadrement des enfants dans les crèches

Petite enfance

Selon le cabinet de Nadine Morano, le projet de décret tant décrié par les professionnels et les associations du secteur de la petite enfance maintient le taux d’encadrement des enfants accueillis en crèches, à savoir un adulte pour cinq bébés et un adulte pour huit enfants qui marchent.

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Après la nouvelle mobilisation des professionnels de la petite enfance le 23 mars 2010, le cabinet de la secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité a reçu, le 26 mars, les représentants du collectif « Pas de bébés à la consigne ». Au cours de l’entretien, les collaborateurs de Nadine Morano ont apporté des précisions sur « les trois axes principaux » du projet de décret relatif aux établissements d’accueil collectif du jeune enfant. Ce projet, qui met l’ensemble du secteur de la petite enfance en ébullition, a été approuvé par le conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) le 2 février.

Selon le secrétariat d’État chargé de la Famille et de la Solidarité, « les familles et les professionnels peuvent être rassurés ». Son argumentaire tient en trois points :

  • « Ce texte ne modifie en rien le taux d’encadrement des enfants : il maintient un adulte pour cinq bébés et un adulte pour huit enfants qui marchent », affirme le secrétariat d’État.
  • Le taux de surnombre d’accueil exceptionnel, qui passe de 10 à 20 % en fonction de la taille de la crèche, « répond à une demande forte des familles ». Il permettra à une crèche d’accueillir, « ponctuellement », des enfants en plus, à certains moments de la journée, pourvu que, sur le mois, le taux d’occupation ne dépasse pas 100 %. « Le taux d’encadrement est donc inchangé », insiste le secrétariat d’État.
  • Le projet de décret autorise les crèches les plus importantes à recruter des titulaires d’un CAP Petite enfance ou d’un BEP carrières sanitaires et sociales ayant trois ans d’expérience, « pour tenir compte de la valorisation des acquis de l’expérience et des difficultés locales des crèches à recruter du personnel, qui empêchent souvent leur ouverture ».

Il est peu probable que ces explications suffisent à calmer la colère des professionnels et des associations du secteur de la petite enfance, qui revendiquent toujours le retrait pur et simple du projet de décret.

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