Agnès Buzyn reconnaît « un problème de rémunération » pour « rendre l’hôpital public attractif »

Santé

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a reconnu dimanche 13 octobre 2019 qu’il y avait « un problème de rémunération » des personnels hospitaliers et assuré qu’elle y « travaillait » afin de « rendre l’hôpital public plus attractif ».

Interrogée sur le plateau de CNews/Europe1/Les Échos, sur une revalorisation salariale générale de 300 euros nets demandée par les personnels, notamment des urgences, Mme Buzyn a répondu : « il la faut, je suis en train de travailler sur les spécificités ».

« Je pense qu’il y a un problème de rémunération si on veut rendre l’hôpital attractif », a-t-elle affirmé.

« Un vrai travail doit s’engager. J’ai demandé à mes services d’ouvrir le dossier sur les débuts de carrière, des médecins et des infirmiers parce que c’est vraiment trop difficile aujourd’hui », a décrit Mme Buzyn, alors qu’un mouvement de grève secoue les services d’urgences depuis bientôt sept mois.

La ministre a également évoqué « les deuxièmes parties de carrière, comment valoriser, donner de l’espoir, des perspectives à un certain nombre de  professions paramédicales ? Je pense aux infirmières, aux aide-soignantes ».

Disant « comprendre l’impatience » qui s’exprime à l’hôpital dans son ensemble, elle a vivement critiqué les médecins qui mènent ou prévoient des mouvements de grève, avec en point d’orgue l’annonce jeudi 10 octobre 2019 d’une grande manifestation le 14 novembre.

« Ils ne le savent pas mais je suis dans la boucle de mails des médecins qui s’écrivent au sujet de leur envie de faire grève », a souri la ministre, rappelant qu’elle était il y a peu encore médecin à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

« Je suis sidérée, d’abord de leur méconnaissance du système, du nombre d’informations fausses dont ils disposent et sur lesquelles ils basent leurs raisonnements et à quel point leurs solutions sont des solutions de court terme qui ne régleront pas le problème », a-t-elle ajouté.

« Tout le monde fait le même constat : ça va mal, on sait pourquoi », a-t-elle estimé, rappelant qu’il n’y avait pas selon elle de « désapprobation sur le cap » de sa réforme de la Santé. « D’ailleurs toutes les fédérations hospitalières, les syndicats de médecins sont d’accord sur le cap de la loi » qui a été votée mi-juillet 2019, a-t-elle ajouté « par des députés de droite et de gauche ».

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