CDEH sur Vincent Lambert : « le recours de trop », selon Jean Leonetti

Santé

Jean Leonetti, le député UMP à l’origine de la loi sur la fin de vie, a estimé mercredi 25 juin que l’appel à la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour maintenir en vie Vincent Lambert était « le recours de trop ».

« À mon avis, je parle humainement, c’est le recours de trop. On est allé jusqu’à l’instance la plus importante de la France, qui est le Conseil d’État. Il a statué après des expertises nombreuses, approfondies. Il a statué aussi dans sa formation la plus large et il a donné une décision qui est équilibrée, motivée », a déclaré M. Leonetti sur France Inter.

« Le fait d’aller devant la Cour européenne des droits de l’Homme est le droit de chacun. Je ne vais pas le fustiger. Mais je pense à l’équipe médicale, je pense aussi à la femme, celle qui est proche de Vincent, celle qui l’a toujours accompagné, celle qui ne l’a jamais abandonné. Je pense à toute cette famille qui continuera à se déchirer encore pendant quelques semaines, voire quelques mois », a-t-il dit. « Oui, on peut parler d’acharnement judiciaire. La loi a légiféré sur l’acharnement déraisonnable. Est-ce que l’on n’est pas arrivé dans le cas de Vincent Lambert de manière tout à fait légale dans quelque chose qui est tout à fait déraisonnable ? », s’est-il interrogé.

Le feuilleton judiciaire concernant Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif chronique a connu mardi deux rebondissements spectaculaires : la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a demandé en urgence son maintien en vie, prenant le contre-pied du Conseil d’État favorable à l’arrêt des soins.

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