Euthanasie : l’urgentiste Nicolas Bonnemaison acquitté de la totalité des faits

Santé

L’urgentiste Nicolas Bonnemaison, poursuivi pour avoir abrégé la vie de sept malades en phase terminale, a été acquitté ce mercredi 25 juin de l’ensemble des faits par la Cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau.

Le docteur Bonnemaison « a été acquitté de la totalité des faits » qui lui étaient reprochés, a dit le président à l’issue de quelque quatre heures de délibéré, provoquant le sourire du médecin, main dans la main avec un de ses avocats, et un tonnerre d’applaudissements dans la salle. Ancien urgentiste à l’hôpital de Bayonne, le médecin de 53 ans était poursuivi pour sept « empoisonnements », de malades très âgés et en fin de vie en 2010 et 2011, des personnes particulièrement « vulnérables » à qui il était accusé d’avoir administré des médicaments ayant accéléré leur mort en dehors de tout protocole. Il risquait la réclusion criminelle à perpétuité.

À l’issue de onze jours d’audience au cours desquels l’euthanasie était au centre des débats, l’avocat général Marc Mariée avait cependant requis uniquement cinq ans de prison avec sursis et n’avait pas demandé d’interdiction d’exercer la médecine. « Non, vous n’êtes pas un assassin », avait déclaré le représentant de l’accusation, estimant quand même qu’il avait violé la loi, abrégeant la vie pour abréger la souffrance.

La lecture du verdict a entraîné dans la salle d’audience des applaudissements très nourris, que le président a arrêtés. L’épouse d’une des victimes a elle « pleuré de joie », selon ses propres dires.

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