Grâce à ses bracelets connectés, Withings cartographie l’activité physique en France

Santé

L’entreprise française Withings, spécialisée dans les objets connectés, lance lundi un Observatoire de l’activité physique en France, basé sur les données fournies par 100 000 utilisateurs de ses bracelets connectés, à des fins de santé publique.

Fondée en 2008, Withings compte au niveau mondial des millions d’utilisateurs de ses objets, parmi lesquels le pèse-personne connecté qui permet de gérer son poids via son smartphone, ou encore le bracelet connecté qui compte le nombre de pas effectués dans une journée, les calories brûlées, la fréquence cardiaque et analyse le sommeil.
« Il y a deux ans et demi, avec le succès commercial, nous avons constaté que nous avions une des plus grandes bases de données du monde en termes de poids, d’activité physique ou de pression artérielle, et que nous n’en faisions rien, alors que potentiellement elles ont une valeur de santé publique », explique à l’AFP Alexis Normand, responsable des activités de santé chez Withings.
« En aucun cas on ne pouvait envisager de vendre ces données, on a donc commencé à les analyser et les agréger, en respectant évidemment la confidentialité des utilisateurs, pour mettre sur pied cet Observatoire qui permet de suivre l’évolution de l’activité physique des Français en temps réel », avec une mise à jour chaque semaine, détaille-t-il.
Disponible à l’adresse http://obs.withings.com, cette carte interactive – qui se revendique comme une « première mondiale » par son ampleur – indique par exemple que les Franciliens sont de loin les plus actifs toute tranche d’âge confondue, avec seulement 20,3% d’utilisateurs sédentaires. A l’inverse, ce pourcentage est de 40,8% en Corse ou de 34% en Bretagne.
Est considéré comme « sédentaire » tout porteur de bracelet marchant moins de
4.000 pas par jour en moyenne, alors que l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) recommande 10.000 pas. D’autres données (toujours anonymes) seront rentrées à terme sur l’Observatoire, concernant par exemple les différences en termes de masse corporelle ou de pression artérielle selon les régions.
« Le but est de tirer tout l’intérêt possible de nos objets connectés en termes de santé publique. Cet observatoire renouvelle la notion de sondage, et est une main tendue à la communauté scientifique, aux décideurs publics, à l’assurance maladie, aux chercheurs, à l’institut de veille sanitaire ou encore aux médecins », souligne M. Normand.
« Nous espérons que cela va contribuer à l’avènement d’une médecine préventive, prédictive et personnalisée, notamment en incitant des collaborations avec la communauté de chercheurs », indique pour sa part Angela Chieh, responsable des études et analyses statistiques chez Withings.

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