Île-de-France : les premiers maillages des Groupements hospitaliers de territoire définis

Santé

Quatorze projets de Groupement hospitalier de territoire (GHT), dispositif consistant à organiser une « gradation » des soins entre hôpitaux d’un même territoire, ont été définis pour couvrir l’Île-de-France, a annoncé mardi l’Agence régional de santé (ARS).

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Action Sociale Enjeux et conséquences des groupements hospitaliers de territoire (GHT) Voir le dossier

« Qualifié de révolution silencieuse » par la Fédération hospitalière de France (FHF), le Groupement hospitalier de territoire, inscrit dans la loi Santé, a pour objectif de mettre en œuvre une prise en charge « commune » et « graduée » du patient grâce à une nouvelle organisation des établissements à l’échelle d’un territoire. Le GHT vise, selon la loi, à garantir une égalité d’accès à « des soins sécurisés et de qualité », tout en « rationalisant » les modes de gestion par une mise en commun de fonctions ou des « transferts d’activités entre établissements ».

Les périmètres prévisionnels ont déterminé 14 GHT en Île-de-France : deux en Seine-et-Marne, deux dans les Yvelines, deux dans l’Essonne et l’un à Paris autour des activités psychiatriques. Les Hauts-de-Seine seront également rattachés à trois groupements hospitaliers de territoire dont deux partagés avec ses voisins du Val-de-Marne et le Val-d’Oise. La Seine-Saint-Denis en comptera deux dont l’un à cheval avec le Val d’Oise.

Le département du Val-de-Marne sera ainsi couvert par deux GHT, dont l’un comprenant une partie de Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise trois dont deux étendus sur des départements voisins. « L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris sera associée à chaque GHT, d’une part au titre de l’activité hospitalo-universitaire, et d’autre part à travers ses groupes hospitaliers dans le cadre du projet médical partagé », souligne l’ARS.

Un décret en Conseil d’État doit en effet définir les modalités d’application pour l’AP-HP, les hospices civils de Lyon et à l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille. Les périmètres définis, les GHT ont jusqu’au 1er juillet 2016 pour livrer une première version du dossier « médical partagé », pierre angulaire du dispositif qui définit le rôle de chacun des établissements membres.

Le travail de concertation mené depuis 2014 par l’ARS avec les partenaires a permis de définir « huit objectifs prioritaires régionaux », annonce l’Agence régionale de Santé.

*Il s’agit de la chirurgie, des urgences et de la permanence des soins, de la périnatalité, du parcours en cancérologie, de la santé mentale, la gradation autour des soins critiques et l’anesthésie, de la prise en charge à domicile, et des pharmacies à usage intérieur.

« Chaque GHT devra établir, parmi ces objectifs, quelles sont ses priorités et y apporter une réponse dans le cadre de son projet médical partagé », précise dans son communiqué l’ARS. Les établissements membres devront en outre organiser en commun les activités de biologie médicale et d’imagerie, ajoute-t-elle.

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