Reconnaître les symptômes de la méningite pour agir vite

Santé

Il est nécessaire de « mieux informer le grand public et les professionnels de santé sur les symptômes » évoquant une méningite bactérienne, maladie rare mais grave, qui évolue très vite et est difficile à diagnostiquer, réclament deux associations.

Les signes « qui doivent alerter » sont largement méconnus et, ainsi, « un temps précieux est souvent perdu », déplore le collectif Ensemble contre les méningites, qui rassemble deux associations de proches de victimes de cette maladie.

La méningite est une infection des méninges, les fines membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Si les méningites d’origine virale, les plus fréquentes, sont généralement bénignes, celles d’origine bactérienne, qui touchent principalement les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, sont très graves et potentiellement mortelles.

« 10 % des personnes atteintes décèderont, et ce, parfois en moins de 24 heures et 1 survivant sur 5 conservera de graves séquelles » (surdité, retard mental, atteinte motrice, amputation…), souligne le collectif, à l’occasion d’un colloque sur le sujet au ministère de la Santé jeudi 3 octobre 2019.

Il demande aux autorités sanitaires d’« organiser des campagnes d’information à destination du grand public », de « renforcer la formation initiale et continue des médecins généralistes » ainsi que « la sensibilisation des agents de régulation du SAMU et des services d’urgence ».

Les méningites débutent généralement par des symptômes non-spécifiques (fièvre, vomissements, apathie…) « qui n’éveillent donc pas facilement la vigilance de la famille » et des médecins.

Il faut « pouvoir reconnaître a minima certains signes alarmants, comme l’apparition du purpura fulminans » (tâches rouges ou pourpres sur la peau signalant une infection grave et une nécrose des tissus), une raideur du cou et une gêne à la lumière, signes cliniques justifiant en urgence une consultation médicale.

Le collectif demande également une amélioration de l’accompagnement des familles et des patients survivants « dans la gestion des séquelles et du handicap » et un renforcement de la « stratégie de prévention vaccinale » des méningites.

En France, trois des quatre formes de méningites bactériennes font partie des onze vaccins désormais obligatoires chez les enfants : le vaccin contre la bactérie Haemophilus Influenzae, contre le méningocoque C et contre les pneumocoques.

D’autres vaccins existent, notamment contre les méningocoques A, B, W et Y, mais ne sont recommandés que dans des cas particuliers.

En France métropolitaine, le nombre de méningites bactériennes provoquées par les bactéries les plus fréquentes était estimé à 1 311 en 2017, selon le collectif.

Les infections invasives à méningocoque, particulièrement virulentes et avec un potentiel épidémique, ont touché 546 personnes en 2017 et causé 62 décès, selon Santé publique France.

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