Stratégie nationale de santé : Agnès Buzyn consulte les internautes

Santé

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a lancé mardi 7 novembre une « consultation publique en ligne » pour permettre aux internautes de commenter et d’« enrichir » la stratégie nationale de santé qu’elle entend déployer au cours du quinquennat, a annoncé son cabinet dans un communiqué.

« Jusqu’au 25 novembre inclus, les Français pourront s’exprimer sur le projet de stratégie nationale de santé sur un espace dédié hébergé sur le site du ministère : strategie.sante.gouv.fr », précise le communiqué.

Le ministère a pour l’occasion mis en ligne sa version initiale de ce projet, « issu d’une phase de concertation menée depuis le mois de septembre avec les autres ministères et avec les représentants du secteur de la santé, des élus et des usagers ».

Les Français sont « appelés à réagir sur les quatre thèmes prioritaires identifiés par le gouvernement », qui avaient été annoncés en septembre : promotion de la santé et prévention, lutte contre les inégalités sociales et territoriales, qualité et pertinence des soins, innovation et place des citoyens dans la gouvernance du système de santé.

Ils peuvent également donner leur avis « sur les volets spécifiques relatifs à la santé de l’enfant, de l’adolescent et du jeune, à la Corse et aux collectivités d’Outre-mer ».

Un questionnaire permet enfin de dire si l’on est d’accord ou pas avec chacun des grands objectifs affichés, de suggérer quels objectifs devraient être poursuivis « en priorité » en matière de santé et de transmettre des propositions.

« Les réponses collectées » doivent permettre « d’enrichir le projet » du gouvernement « avant son adoption en Comité interministériel de la Santé au mois de décembre », assure le cabinet.

Un décret officialisant cette stratégie nationale de santé est prévu « avant la fin de l’année 2017 » pour une mise en œuvre « dès le premier semestre 2018 ».

Dans le document d’une centaine de pages devant servir de base à la consultation, le ministère décline les quatre priorités annoncées en septembre en pistes d’actions à mener « dans les prochaines années ».

Le volet de « promotion de la santé » prévoit ainsi de lutter contre les « pratiques addictives » (tabac, alcool, drogues et autres addictions), en limitant « l’exposition des jeunes à la publicité » pour ces produits ou « en agissant sur la fiscalité » de l’alcool et, comme déjà annoncé, du tabac.

Pour « promouvoir une alimentation saine », et lutter ainsi contre de nombreuses maladies chroniques, le ministère compte par ailleurs réglementer le marketing et la promotion des produits destinés aux enfants ou « peu favorables au plan nutritionnel ».

Autres ambitions affichées : publier un rapport annuel sur l’exposition de la population aux substances toxiques et « diminuer la consommation d’antibiotiques de 25 % d’ici 2020 ».

Pour sa deuxième priorité, la lutte pour un égal accès aux soins, le ministère réaffirme sa volonté de « renforcer l’accès aux droits sociaux », notamment pour les publics les plus fragiles, et de limiter les sommes restant à la charge des patients avec l’objectif d’offres avec un reste à charge zéro en optique, dentaire et pour les audioprothèses, ou en incitant les praticiens à limiter leurs dépassements d’honoraires.

Autre pan de ce volet, les déserts médicaux, qui ont déjà fait l’objet d’un plan détaillé par le Premier ministre le mois dernier.

Côté pertinence des soins, la réforme des modèles de financement pour inciter « à la qualité et à la pertinence » est également au programme. Des pistes sont également évoquées concernant la qualité de vie au travail des personnels de santé, l’émergence d’organisations innovantes ou encore la participation des usagers dans le système de soins…

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Posté le par Rédaction Weka

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