Traitement de la DMLA : Marisol Touraine ouvre la porte à un nouveau médicament

Santé

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, souhaite qu’un traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) moins coûteux que celui actuellement autorisé puisse être utilisé en France, a-t-elle déclaré mercredi sur BFM TV/RMC.

Il y a deux semaines, la revue de consommateurs Que Choisir a pressé le gouvernement de publier « sans délai » un décret permettant d’autoriser pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) l’utilisation de l’Avastin, un médicament développé contre le cancer par le laboratoire Roche, mais qui s’est également avéré efficace contre cette pathologie. « Je souhaite qu’on puisse avancer (sur cette autorisation). Il y a actuellement un texte que j’ai envoyé au Conseil d’État pour examen qui doit nous permettre ensuite d’ouvrir le jeu et faire en sorte que l’Avastin puisse être utilisé », a déclaré la ministre.

« Nous avons besoin de textes de loi. Lorsqu’il y a des autorisations de mise sur le marché, elles doivent être respectées. On ne peut pas souhaiter que, pour ce médicament, elles ne soient pas respectées et pour d’autres médicaments, par exemple le Médiator, s’étonner qu’on ait utilisé un médicament pour autre chose que ce qui était prévu », a-t-elle ajouté.

Le seul médicament utilisé en France pour traiter une des formes de DMLA est le Lucentis (Novartis) dont le traitement coûte près de 900 euros par mois. Selon Que Choisir, ce médicament est devenu « la plus grosse dépense de médicaments de l’Assurance maladie », avec un coût pour la collectivité de 438 millions d’euros en 2013, en progression très rapide depuis deux ans. L’Avastin qui coûte entre 30 et 50 euros, ne peut en revanche pas être prescrit, Roche n’ayant jamais demandé d’autorisation pour que son médicament puisse être utilisé pour soigner la DMLA.

Début avril, l’Autorité de la concurrence a ordonné des perquisitions chez Roche et Novartis, suspectés de pratiques anticoncurrentielles dans ce dossier. L’Autorité de la concurrence italienne a récemment condamné les deux laboratoires suisses pour « accord illicite » sur le sujet et leur a infligé une amende de 182,5 millions d’euros.

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