Bordeaux généralise la vidéoverbalisation sur la voie publique

Sécurité

La ville de Bordeaux a annoncé mardi 12 décembre qu’elle étendait la vidéoverbalisation à la quasi-totalité de ses 105 caméras actives, et prévoit une extension de la vidéosurveillance, avec un nouveau central de supervision d’une capacité de 167 caméras.

« Le temps de la controverse sur la vidéosurveillance, ou vidéoprotection comme on dit aujourd’hui, est (…) révolu », a estimé le maire LR de Bordeaux Alain Juppé. « L’évidence s’est imposée au fil du temps » que l’outil est « utile et même nécessaire pour contribuer à la sécurité des personnes et des biens dans les villes ».

De 11 caméras en 2002, au début vouées à gérer l’accès aux bornes de l’hypercentre piéton, le dispositif est monté à 105 caméras à présent, pour des résultats probants selon l’élu. Le nombre d’images transférées à la police est passé de 1 400 en 2008 à 28 000 par an en 2016, et les interpellations grâce à la vidéosurveillance de 20 à 700. Et 1 700 infractions (circulation, stationnement) relevées par des caméras ont donné lieu à des PV, selon la police municipale.

La vidéoverbalisation, ou verbalisation par caméra, a été mise en place à l’été 2016 sur deux quartiers à forte vie nocturne. Elle va être étendue après feu vert cette semaine de la préfecture, à quatre autres secteurs du centre et des bords de Garonne, et « 90 % des caméras pourront demain vidéoverbaliser », selon la police.

Pour accompagner le développement de la vidéoprotection, la mairie a ouvert en son sein un nouveau Centre de VideoProtection Urbaine, doté de 18 écrans (contre 7 auparavant), d’un mur d’images passé de 50 à 130 m3, avec 20 agents dont 18 opérateurs vidéo.

Outre ce centre d’un fonctionnement annuel de 900 000 euros, la mairie a intégré dans son plan d’investissements 100 000 euros de crédit par an pour acquérir de nouvelles caméras (10 000 à 15 000 par outil en moyenne), cofinancées à 25 % par l’État, selon le maire.

Mais Alain Juppé a assuré que Bordeaux restait « assez modeste en terme de vidéoprotection », avec une caméra pour 2 380 habitants, comparée à d’autres villes comme Nice (une caméra pour 300 habitants), Lyon (une pour 500), ou Marseille (une pour 650).

La plupart de grandes villes de France ont mis en place ces dernières années un réseau de vidéosurveillance ou l’envisagent, à l’image dernièrement de Nantes, qui prévoit 95 caméras d’ici octobre 2018.

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