État d’urgence : les maires veulent être mieux associés aux décisions de l’État

Sécurité

Les maires se mobilisent au côté de l’État pour assurer la sécurité des Français après les attentats meurtriers de Paris, mais l’association des Maires de France a souhaité mercredi 18 novembre qu’ils soient mieux informés et associés aux décisions concernant les communes.

« Vous avez annoncé des mesures d’exception, l’État d’urgence et le rétablissement des contrôle aux frontières, nous les approuvons », a affirmé François Baroin (LR), président de l’Association des Maires de France (AMF), lors d’un rassemblement d’environ 2 000 élus à Paris, en présence du président François Hollande. Mais, a-t-il dit, « les Français dans leur immense majorité veulent être certains de la force des réponses et des sanctions mises en œuvre par l’État ».

À l’initiative du ministère de l’Intérieur, les préfets doivent réunir les maires avant la fin de la semaine pour les informer des mesures prises par l’État et recueillir leurs suggestions, a-t-il indiqué. Il s’agit notamment de recenser les manifestations publiques programmées pour décider ou non de leur maintien.

L’AMF a appelé le gouvernement et le chef de l’État à mieux associer les élus aux décisions qui doivent être prises. François Baroin a notamment demandé que les communes soient associées au suivi « des foyers de radicalisation et d’endoctrinement que constituent certains lieux de culte ». « Nous souhaitons être mieux informés de la présence dans nos communes des individus présentant une forte présomption de dangerosité », a-t-il encore fait valoir.

L’AMF attend également « de la fermeté » sur la dissolution des associations et groupes « animés par des prédicateurs dont les propos sont incompatibles avec les valeurs et les lois de la République ».

Dans sa réponse, le chef de l’État a notamment indiqué que le gouvernement va « aider » à « mieux protéger les policiers municipaux en finançant leurs équipements » et « en apportant aux maires qui le souhaitent les armes qui seront prélevées sur les stocks de la police nationale ».

Le Premier ministre, Manuel Valls, et plusieurs membres du gouvernement ont assisté à ce rassemblement d’élus organisé après l’annulation du congrès annuel de l’association qui devait se tenir cette semaine à Paris.

Plusieurs maires avaient demandé auparavant à l’État de donner aux communes les moyens matériels pour maintenir du lien social, « meilleur moyen de lutter contre le terrorisme ». « Aujourd’hui, par rapport à la menace en France, nous ne disposons pas des moyens au quotidien », a affirmé Jean Rottner (LR), le maire de Mulhouse (Haut-Rhin).

 

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