Toulouse se prépare à accueillir la police de sécurité au quotidien

Sécurité

Toulouse, dont le quartier du Grand Mirail a été retenu par le gouvernement pou l’expérimentation de la police de sécurité au quotidien (PSQ), mise sur une nouvelle méthode de travail, collective, et de nouveaux outils, pour lutter contre l’insécurité.

Trente quartiers difficiles bénéficieront en  France de « moyens supplémentaires » d’ici à janvier 2019, a annoncé il y a une semaine le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

À Toulouse, l’expérimentation débutera dès septembre avec le renfort de 15 à 30 policiers dans le quartier du Grand Mirail, un secteur gangréné par le trafic de stupéfiants où le préfet Pascal Mailhos et le maire (LR) Jean-Luc Moudenc se sont rendus vendredi 16 février. Ils y ont vanté, notamment devant des habitants et représentants d’associations, une « nouvelle méthode de travail ».

« On va partir des attentes des habitants et on va voir avec eux quelles sont les actions qui pourront être mises en œuvre » pour lutter contre l’insécurité », a expliqué le préfet. « Et c’est avec eux qu’on évaluera la pertinence des actions, leur efficacité et éventuellement l’évolution des actions ».

« C’est une méthode nouvelle et je pense que collectivement – élus, conseils citoyens, habitants, police – on peut gagner la bataille contre l’insécurité et contre la délinquance », a dit M. Mailhos.

Des groupes de travail vont être mis en place ainsi que des « indicateurs qui permettront de vérifier si les résultats sont au rendez-vous », a-t-il ajouté. Le préfet a souligné notamment au commissariat du quartier, que la police va bénéficier de nouveaux outils tablettes, smartphones et caméras et qu’au-delà du contact avec la population, la police exercera la totalité de ses prérogatives, prévention et répression.

Comme dans les autres quartiers choisis par le gouvernement, l’objectif est « la reconquête républicaine », selon l’expression du ministre de l’Intérieur.

Le Grand Mirail, où vivent quelque 40 000 personnes, est le quartier qui « subit le plus de problèmes », a assuré le maire de la ville rose. « Il suffit de voir ce qui se passe dans le quartier pour voir que des phénomènes autrefois limités – je pense en particulier au trafic de stups – se sont malheureusement généralisés », a dit M. Moudenc.

« Cette idée de construire les choses ensemble est dans doute la clé du succès de cette expérimentation », a-t-il souhaité.

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