Val-de-Marne : stationnement payant pour motos et scooters dans deux communes, une première en France

Sécurité

C’est une première en France : le stationnement des motos et scooters sera payant à partir de mardi 3 avril dans deux communes du Val-de-Marne, Vincennes et Charenton-le-Pont.

« Ce n’est pas une mesure anti-deux-roues », insiste la maire de Vincennes, Charlotte Libert-Albanel (UDI).

Rendue possible par la décentralisation de la gestion du stationnement, confiée aux mairies depuis le 1er janvier, elle vise à assurer « l’équité » entre les deux – et trois – roues, et les voitures.

À Vincennes, où la Fédération française des motards en colère est venue manifester à deux reprises ces dernières semaines, 800 places ont été aménagées pour les scooters et motos, « de plus en plus nombreux », explique Mme Libert-Albanel : « il semblait assez normal de les faire contribuer ».

Le coût du stationnement sera d’environ un tiers par rapport à celui des voitures, « proportionnel » à la taille d’un emplacement deux-roues par rapport à un emplacement voitures.

Pour deux heures de stationnement, les scooters ou motos devront par exemple s’acquitter de 1,50 euros – contre 4,40 euros pour les automobilistes – ou risquer une amende de 12 euros. Des tarifs résidentiels seront également disponibles.

La mesure est par ailleurs rendue possible par la dématérialisation des tickets de stationnement : les nouveaux horodateurs et applications de paiement, sur lesquels les usagers renseignent leur plaque d’immatriculation, fonctionnent sans ticket papier.

La mairie de Charenton-le-Pont (LR), 30 000 habitants, indique sur son site avoir pour sa part voulu répondre à une demande de ses administrés, « qui souhaitaient des actions concrètes » pour mieux maîtriser le stationnement des deux roues qui « depuis trop d’années, empiètent sur les espaces réservés aux piétons ». Quelque 500 places, dorénavant payantes, sont disponibles, et d’autres devraient être créées.

À Paris, où 96 000 deux-roues circulent par jour, la question du stationnement payant « n’est pas d’actualité », affirme Christophe Najdovski, adjoint aux transports de la maire Anne Hidalgo. Mais la mairie veut mettre fin à « l’incivilité » du stationnement sur les trottoirs, qu’il faut « sanctuariser » pour les piétons, ajoute-t-il.

Depuis le 1er janvier et le passage du contrôle des stationnements de la préfecture de police de Paris à la mairie, « on applique l’interdiction de stationner sur les trottoirs », punie d’une amende de 35 euros, assure M. Najdovski.

D’ici à 2020 à Paris, 10 000 places supplémentaires, sur la chaussée, viendront par ailleurs s’ajouter aux 45 000 emplacements existants.

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