Rénovation urbaine : le socialiste Michel Delebarre nommé à la tête de l’Anru

Urbanisme

Le sénateur socialiste Michel Delebarre, qui fut le premier ministre de la Ville en 1990, a été nommé président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), selon un décret présidentiel publié jeudi 23 mai au Journal officiel.

Depuis 2004, il était membre du conseil d’administration de cette agence, chargée de chapeauter la rénovation des quartiers sensibles et des grands ensembles. À 67 ans, il remplace le maire de Dreux (UMP) Gérard Hamel, « atteint par la limite d’âge », a précisé l’Anru dans un communiqué.

Michel Delebarre, ancien bras droit de Pierre Mauroy, est un des ténors de la période mitterrandienne : nommé ministre du Travail en 1984, il occupera six autres portefeuilles ministériels jusqu’en 1993. Il fut le premier ministre de la Ville de 1990 à 1992.

Maire de Dunkerque depuis 1989, il a été député une douzaine d’années et président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais de 1998 à 2001. Il a également été président de l’Union sociale pour l’habitat de 1999 à 2008.

Ce diplômé de géographie a été condamné en 2005 mais dispensé de peine dans l’affaire des écoutes de l’Élysée, en tant que responsable du groupement interministériel de contrôle (GIC) chargé des « interceptions de sécurité ».

À la tête de l’Anru, il devrait finaliser le premier plan de rénovation urbaine (PNRU1) et lancer une « nouvelle génération » de chantiers, malgré une crise économique qui complique le financement de ces grands projets.

Le PNRU1 avait été lancé en 2003 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale. Il devait totaliser plus de 40 milliards d’euros d’investissements, dont 12 milliards de subventions à l’Anru, et se terminer au 31 décembre. Mais l’État n’a versé qu’une artie de ses engagements et les chantiers sont loin d’être terminés.

En septembre, le gouvernement a décidé qu’Action Logement, qui regroupe l’ensemble des organismes du 1 % logement, financerait l’Anru à hauteur de 1,2 milliard par an pendant trois ans.

Pour la « deuxième génération » de rénovation urbaine, dont le principe a été entériné par le gouvernement en février, les modalités pratiques restent à définir. Le ministre délégué à la Ville François Lamy a évoqué en avril un montant global de l’ordre de 20 milliards d’euros pour la rénovation de 230 nouveaux quartiers.
 

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