Questions-réponses : gestion du personnel territorial

 
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Comment combattre l’alcoolisme ?

Les conséquences à la fois disciplinaires et médicales que génère l’alcoolisme obligent les collectivités locales à réagir de façon spécifique face à cette maladie.

La première est d’accepter d’agir tant au niveau de l’organisation des services et notamment du règlement intérieur, de la discipline que de la médecine professionnelle et de la formation.

Le règlement intérieur

Il peut en effet totalement interdire, si l’intérêt du service le justifie, ou limiter la consommation d’alcool, que ce soit dans les services (en effet l’interdiction du Code du travail ne s’applique pas au vin, à la bière, au cidre, à l’hydromel et au poiré non additionné d’alcool) où il peut y avoir de fortes habitudes de pots pour tous motifs : anniversaires, évènements familiaux... ou apéritifs, au restaurant administratif, ou encore à l’occasion des réceptions.

La discipline

Du côté discipline, l’alcoolisme est une maladie reconnue et en tant que telle n’est pas sanctionnable. En revanche, les actes ou propos tenus sous l’empire d’un état alcoolique sont eux de nature à être sanctionnés.

La difficulté est que le déni du buveur est très souvent protégé par le déni de la structure qui sait, voit, mais « couvre » ne sachant pas toujours à partir de quand elle peut oser intervenir.

En effet, la proximité avec le collègue et la connaissance de son histoire personnelle inspirent souvent la tolérance alors qu’en cas d’accident, l’alcool est toujours une circonstance aggravante et non atténuante.

Le rappel à la règle et l’application stricte des mesures disciplinaires appropriées aux faits commis doivent donc être mis en œuvre. Cette procédure pourra être le facteur déclenchant d’une démarche médicale refusée jusqu’alors.

La médecine professionnelle

C’est certainement l’acteur majeur d’une telle démarche car elle qui peut intervenir en amont, dans le cadre de la prévention, mais aussi dans le dépistage précoce et dans le suivi sur le long terme.

L’incitation aux soins et parfois la médiation entre l’agent, le service, et la hiérarchie supérieure relèvent beaucoup du rôle du praticien.

De même la stimulation d’une politique de prévention ou l’institution de groupes d’accueil de suivi et d’échange entre anciens, nouveaux et non buveurs peuvent être de son initiative. À défaut ou dans les plus petites structures, l’orientation vers des spécialistes ou vers des associations est privilégiée.

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Passer de la conscience de...

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