Entreprises de surveillance privées

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    Bonjour à tous,

    La presse se fait de plus en plus souvent l’écho des missions de surveillance de voie ou de parcelles publiques (les berges d’une rivière par exemple) confiée par les maires à des sociétés de sécurité privées. Mais ce travail, en fait c’est le nôtre, non ?

    J’aimerais bien avoir votre avis sur ce sujet et d’abord, savoir si le recours à des sociétés privées de surveillance est toujours légal ?

    Merci d’avance,

    s.

    Sandrine.M – Forum WEKA
    jeu 27 mar 2014 16:45
    Sandrine.M

    Bonjour sandrine !

    Effectivement, le recours aux employés de sociétés privées pour surveiller des parties du territoire se multiplie aujourd’hui en raison notamment de la diminution des effectifs de police nationale mais aussi des règles de sécurisation des bâtiments  de plus en plus contraignantes imposés par les compagnies d’assurance (150000 salariés aujourd’hui contre 60000 en 1980).

    Rassurez vous néanmoins … ces situations n’ont rien d’illégal, elles sont même parfois la conséquence directe de marchés publics concluent pour la surveillance de lieux publics tels que des ministères (y compris celui de la défense), des tribunaux, des universités, des hôpitaux et même des casernes !

    Certaines sociétés de transport public ont aussi été autorisées à développer leurs propres services de sécurité (la SUGE est certainement l’exemple le plus connu) sans que cela soit illégal, naturellement.

    A bien des égards d’ailleurs le statut des agents de la SUGE peut-être comparé à celui des policiers municipaux (agents assermentés, port d’arme autorisé, interpellations possibles sur le fondement  de l’article 73 du code de procédure pénale…). Naturellement , tous les employés des entreprises de surveillance ne bénéficient pas des mêmes prérogatives mais les agents du GPIS, par exemple, dispose d’un port d’arme de 6ème catégorie (autrement dit de catégorie D), et parallèlement des rondes sont de plus en plus souvent organisées entre membres des services de sécurité privés et force de l’ordre, entre policiers et membres du GPIS notamment, mais pas uniquement.

    Une part encore essentielle dans la demande de sécurité privée émane d’entreprises (supermarchés, banques, entrepôts, logistique, établissements recevant du public, compagnies maritimes, etc…) mais cette demande progresse également dans le secteur public. Dans un discours prononcé en septembre dernier à l’école militaire, le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs souhaiter le développement de patrouilles mixtes afin de  pouvoir mieux « conjuguer le rôle des forces régaliennes, qui ne doit pas être amoindri, avec les missions des polices municipales et celles des acteurs de la sécurité privée», deux postes ont en outre été créé afin d’articuler l’actions des services publics avec celle des services privés, l’un chargé des question de coopérations et l’autre du dialogue avec les acteurs privés.

    Ah je parle trop !!!

    Bonne journée à vous.

    Laetitia.L – Forum WEKA
    mer 2 avr 2014 11:09
    Laetitia.L