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L'essentiel par l'éditeur
L'abandon de poste pour les agents contractuels est une rupture non annoncée du lien avec l'administration, entraînant des conséquences sévères sans garanties disciplinaires. La jurisprudence permet la radiation sans procédure disciplinaire, mais impose une mise en demeure préalable. Les absences justifiées par des certificats médicaux doivent apporter des éléments nouveaux pour éviter la radiation. En cas de licenciement pour abandon de poste, aucune indemnité ni allocation chômage n'est versée.
Une construction d’origine jurisprudentielle, reprise par le statut général, permet à l’administration de radier les fonctionnaires en dehors de toute procédure disciplinaire (CE, 2 mai 1950, Gicquel, Lebon, p. 225). On trouve une trace textuelle de l’abandon de poste à l’article L. 553-1 du Code général de la fonction publique (CGFP) et dans une circulaire du Premier ministre du 11 février 1960 :
« Il y a lieu de considérer le fonctionnaire coupable d’abandon de poste comme ayant délibérément renoncé aux garanties qu’il tient de son statut. »
En revanche, les textes ne définissent pas les conditions dans lesquelles cette construction s’applique. Le régime de l’abandon de poste résulte essentiellement d’une construction prétorienne de la jurisprudence administrative, ap...
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