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L'essentiel par l'éditeur
La présomption de faute en matière d'infections nosocomiales et de soins courants simplifie la charge de la preuve pour les victimes, en rendant les établissements de santé responsables sauf preuve d'une cause étrangère. La loi de 2002 renforce cette présomption en ajoutant une présomption de causalité. Les victimes peuvent obtenir réparation via l'Oniam, même sans faute prouvée, si l'atteinte dépasse 24 % d'intégrité. Ce régime s'applique aussi aux recherches biomédicales et aux lésions inexpliquées.
La jurisprudence a fait des contaminations en milieu hospitalier la véritable terre d’élection de la responsabilité pour faute présumée que le juge administratif a appliquée dès 1960 (CE, 18 nov. 1960, Savelli, n° 27844, Rec. 640 ; RDP 1961 p. 1068, note M. Waline), puis généralisée en 1988, à l’occasion d’une infection méningée compliquée d’une lésion de la moelle dorsale consécutive à une saccoradiculographie :
« Alors qu’il résulte des constatations des experts qu’aucune faute lourde médicale, notamment en matière d’asepsie, ne peut être reprochée aux praticiens qui ont exécuté cet examen et cette intervention, […] le fait qu’une telle infection ait pu néanmoins se produire, révèle une faute dans l’organisation ou le fonctionnement du service hospitalier à qui il incomb...
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