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L'essentiel par l'éditeur
Le consentement du patient ne justifie pas un acte médical illégal ou inadapté, tant sur le plan pénal que civil. Un médecin ne peut se décharger de sa responsabilité en invoquant le consentement de la victime. Même si le consentement peut influencer la peine, il ne légitime pas l'infraction. Le médecin doit évaluer l'adéquation du traitement et refuser les actes non conformes aux règles de l'art, même face à l'insistance du patient.
En matière pénale, il est constant que le consentement de la victime ne peut justifier la commission d’une infraction. On dit que le consentement n’est pas un « fait justificatif », comme le sont par exemple la légitime défense, l’état de nécessité, l’autorisation de la loi, etc. (cf. Le consentement de la victime exonère-t-il l’auteur d’une infraction de sa responsabilité pénale ?). En conséquence, le chirurgien qui pratique une intervention ne respectant pas les conditions prévues par la loi, par exemple un acte dépourvu de but thérapeutique ou excessivement risqué, tombe sous le coup d’une infraction pénale (violences, mutilations) et ne peut s’exonérer en invoquant le consentement de la victime.
« Attendu que le consentement des opérés ne peut être exclus...
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