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L'essentiel par l'éditeur
Les arrêtés municipaux anti-mendicité (ou anti-bivouac) visent à interdire la mendicité dans certains lieux pour des raisons de sécurité et d'ordre public. Ils répondent aux plaintes des habitants et commerçants, et visent à réduire le sentiment d'insécurité. Cependant, leur légalité est conditionnée par la proportionnalité et la preuve d'une menace réelle. Les arrêtés doivent être limités dans le temps et l'espace, et motivés pour éviter l'annulation par le juge administratif.
La mendicité peut être interdite dans certains lieux par le biais de règlements de police pris par le maire pour des raisons de sécurité. L’article R. 610-5 du Code pénal énonce que « [l]a violation des interdictions ou le manquement aux obligations édictées par les décrets et arrêtés de police sont punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe ».
La mendicité provoque immanquablement des réclamations de la part de la population, notamment les habitants du voisinage qui se trouvent importunés par la présence des mendiants ou les commerçants dont la clientèle est susceptible de fuir.
Les sollicitations des mendiants peuvent effectivement provoquer des atteintes à l’ordre public (gène ou entrave à la libre circulation des piétons, voire des automobilistes), des...
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