Les compteurs d'eau et les points de comptage électrique
Cette phase est une phase importante : elle doit être conduite impérativement avec les acteurs de terrain, notamment pour les compteurs d'eau. En effet, ce sont eux qui connaissent le mieux les emplacements et seront les mieux à même de vérifier leur pertinence et leur utilité. Impliquez-les dans la démarche en leur en démontrant le bien-fondé.
Si la démarche ne peut être réalisée en interne, pensez à faire appel à des bureaux d'études ayant cette expérience : il faut évidemment dans ce cas organiser la mise en concurrence, ce qui signifie qu'il faut bien identifier les besoins et établir un cahier des charges précis du résultat attendu.
Cet appel aux consultants privés est sans doute plus approprié pour l'éclairage public et les points de comptage électrique ; dans tous les cas, la collaboration des services financiers et comptables de la ville sera indispensable, ne serait-ce que pour associer le coût et les points de consommation et d'abonnements.
Cette étape permet de savoir si l’on peut regrouper des points de comptage et ainsi économiser des abonnements.
En pratique, on assiste souvent à deux types de dérives :
- la mise en place d'un point de comptage nouveau ne s'accompagne pas systématiquement d'une remise à plat des abonnements d'un secteur, ce qui conduit à une « stratification » ou une superposition des abonnements sans vue d'ensemble ; il faut donc rester très vigilant sur cette dérive...
- la mise en place d'une comptabilité analytique, en voulant déterminer et répartir les coûts avec précision, a pu paradoxalement provoquer la multiplication des points de comptage et les abonnements.
Il faut donc tenir compte de ces écueils et de ces exigences pour rationaliser de façon périodique (idéalement tous les 3 ans) et maintenir, tout en regroupant des abonnements, des comptages permettant une connaissance, et donc une meilleure maîtrise, des coûts.
Une autre méthode : l’étude de la consommation et du coût par bâtiment
La démarche est identique et consiste à répertorier l'ensemble des consommations par bâtiment ; elle doit s'accompagner de la recherche (plus stratégique et bientôt obligatoire) de la performance énergétique de chaque bâtiment (aide financière possible de l'ADEME).
La localisation et la puissance des armoires électriques d'éclairage public
Sauf dans les villes ayant un service « éclairage public » spécifique suffisamment performant et étoffé pour établir ce diagnostic, il sera confié à un cabinet spécialisé (aide financière possible de l'ADEME) ; l'essentiel de cette partie de la mission confiée consistera à vérifier les abonnements souscrits par rapport à la puissance nécessaire au fonctionnement des candélabres d'une part, et préconiser les regroupements possibles d'autre part.
Il vous faut ensuite adapter la puissance de l'armoire d'éclairage public avec la puissance nécessaire pour les candélabres. En fonction des constats effectués, les abonnements souscrits devront être adaptés à la puissance nécessaire : il est important de noter que les abonnements d'éclairage public sont directement liés à la puissance installée.