26 janvier 2026
Élus
Municipales 2026 : ce qu’il faut savoir - Mode de scrutin, engagement local, incompatibilités, organisation du scrutin

Municipales 2026 : ce qu’il faut savoir - Mode de scrutin, engagement local, incompatibilités, organisation du scrutin

C'est une petite révolution qui s'annonce pour mars 2026. Pour la première fois, les quelque 24 000 communes de moins de 1 000 habitants devront élire leur conseil municipal au scrutin de liste paritaire, comme les plus grandes villes. Finis le panachage, les bulletins raturés et les candidatures isolées : place à la logique d'équipe, à la mixité et à une démocratie locale repensée.
Derrière cette réforme, voulue par la loi du 21 mai 2025, se joue une refondation profonde de la vie communale. Plus de transparence, plus de cohérence, mais aussi plus de contraintes avec des listes équilibrées à l'heure où les vocations se raréfient.

Si six maires sur dix envisagent de se représenter, la fatigue démocratique reste palpable : usure face à la complexité administrative, sentiment d'isolement, manque de reconnaissance. Dans les petites communes, constituer une liste complète peut relever du casse-tête. Pas facile de redonner envie de s'engager. Une récente étude du Laboratoire de la République et de l'Institut Terram évoque une « érosion multiforme de la démocratie municipale ». Mais elle souligne aussi un formidable « réservoir civique » prêt à se mobiliser, à condition d'être reconnu et accompagné. Dans un contexte de fortes tensions politiques et d'instabilité institutionnelle, le scrutin municipal s'annonce donc comme un test grandeur nature pour notre vitalité démocratique.

Dernier impératif : bien maîtriser le mode d'emploi de ces élections. Pour les agents candidats, les droits (dont le congé électoral de 10 jours ouvrables) et les obligations (neutralité...) doivent être parfaitement maîtrisés, tout comme le devoir de réserve renforcé en période préélectorale. Le jour J, il faut aussi bien connaître l'architecture du bureau de vote (président, assesseurs, secrétaire) et le rôle clé des assesseurs.

Enfin, si la commune se trouve dans l'obligation de mobiliser ses agents, faute de volontaires suffisants, leur indemnisation doit être anticipée et sécurisée.