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L'essentiel par l'éditeur
La liberté religieuse des salariés et agents publics est un droit fondamental en France, mais elle peut être restreinte pour des raisons de sécurité, de santé ou de bon fonctionnement de l'entreprise. Les employeurs privés peuvent inscrire la neutralité dans le règlement intérieur, tandis que les agents publics doivent respecter une stricte neutralité. Les usagers des services publics conservent leur liberté de culte, mais sans adaptation du service à leurs convictions personnelles.
La liberté de conscience et de pratique d’un culte est un principe constitutionnel du droit français et européen. L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »
De même, l’article 1er de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État rappelle cette liberté fondamentale : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »
Par ailleurs, concernant l’exercice d’une profession, le préambule de la...
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