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L'essentiel par l'éditeur
La garantie décennale, régie par l'article 1792-4-1 du Code civil, offre une protection de 10 ans pour les désordres affectant un ouvrage. Ce délai, calculé de date à date, n'est pas d'ordre public et ne peut être soulevé d'office par le juge. Il peut être interrompu par la reconnaissance de responsabilité des constructeurs ou la saisine d'un juge. La réception des travaux, qu'elle soit expresse ou tacite, marque le point de départ de ce délai, sauf stipulation contraire.
Notons que le constructeur n’engage pas sa responsabilité décennale en raison de l’évolution de la réglementation postérieure à la date d’achèvement des travaux (voir pour un changement de réglementation avant la réception des travaux : CE, 19 janv. 2011, n° 322638, Commune de Gueugnon ; Cass. civ. 3e, 7 oct. 2009, n° 08-17.620, SA SCMA c/ Abry et autres).
Avant la loi n° 78-12 du 4 janvier 1978, ni l’article 1792, ni l’article 2270 du Code civil ne comportaient d’indication concernant le point de départ du délai décennal. L’article 2270, désormais remplacé par l’article 1792-4-1 du même code, dans sa rédaction issue de cette loi, mentionne un « délai de 10 ans à compter de la réception des travaux ».
Dans l’ancien système de la doub...
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