Stéphane Guérard

Stéphane Guérard

Stéphane Guérard

Maître de conférence en droit public à l'Université de Lille

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Stéphane Guérard est maître de conférences en droit public, HDR (habilité à diriger des recherches de master et de doctorat) et hors classe de classe exceptionnelle, de l’université Lille, fondateur et project manager du réseau OLA (Observatory on Local Autonomy : https://ola-europe.univ-lille.fr/). Il est aussi chevalier des palmes académiques.

Ses publications portent principalement sur le droit local et le droit de la fonction publique (principalement locale) en France et en Europe, le droit administratif des biens, le droit public des activités économiques ainsi que sur le management public et la GRH publique. 

 

 

Publications récentes

  • Fiche pratique 15 mai 2026

    Les conséquences de la mise en régie

    Puisque l’exécution aux frais et risques (la mise en régie) n’a pas pour effet de rompre les liens contractuels entre le maître d’ouvrage et l’entreprise défaillante, celle-ci reste responsable de l’exécution du marché. Elle peut donc, le cas échéant, être amenée à en assumer les conséquences, notamment financières (surcoût). En outre, elle peut demander à reprendre l’exécution directe des prestations si les faits qui ont justifié le recours à la régie ont disparu. Pour l’ensemble de ces raisons, il est normal et logique qu’elle puisse contrôler les prestations du régisseur.

    #passation du marché #exécution du marché #gestion en régie
  • Fiche pratique 15 mai 2026

    Choix de la sanction et procédure applicable

    Rappelons en préalable que la mise en régie est dépourvue de fondement lorsque le maître d’œuvre s’est abstenu de notifier l’ordre de service prescrivant la date fixée pour le commencement des travaux comme l’acte d’engagement le prévoyait, dans la mesure où les délais contractuels de livraison n’ont pu courir (CAA Lyon, 18 juill. 2007, n° 05LY00461, Commune de Tignes). Dans certains cas dans lesquels il est possible pour l’administration de recourir à la régie, elle peut toutefois n’y avoir aucun intérêt. Ce n’est que lorsque les difficultés de l’entreprise sont – ou peuvent paraître – temporaires et qu’une reprise de l’exécution par le titulaire du marché peut être envisageable qu’il peut être expédient d’instituer une mise en régie. Dans le cas contraire, il sera préférable d’opter pour la résiliation (CAA Lyon, 16 juill. 2009, n° 07LY00009, Opac de la ville de Moulins). En revanche, ne peuvent justifier la mise en régie, des retards ou une incapacité de l’entreprise, lorsqu’ils résultent de : la situation de redressement ou de liquidation judiciaire du titulaire (CE, 1er oct. 1976, n° 95920, Caisse franco-néerlandaise de cautionnement) ; un cas de force majeure (CAA Nancy, 9 nov. 2006, n° 04NC00790, Coaccioli ; CAA Nantes, 31 déc. 2009, n° 09NT00343, SCA Dalkia France) ; l’impossibilité pour le titulaire d’exécuter la prestation dans les délais contractuels en raison de fautes commises par le maître d’œuvre ou le maître d’ouvrage.

    #exécution du marché #défaillance de l'entreprise #gestion en régie
  • Fiche pratique 15 mai 2026

    Les documents généraux (CCAG, CCTG et CCSC) et particuliers (CCAP et CCTP) du marché public

    Le dossier de consultation des entreprises (DCE) comprend, outre l’acte d’engagement, plusieurs documents annexes, soit généraux (CCAG, CCTG et CCSC), soit particuliers (CCAP et CCTP). Tous ces documents, constitutifs du marché public, font l’objet d’un ordre de priorité et sont souverainement interprétés par le juge administratif. S’ils sont mentionnés dans le DCE, ils n’y sont pas systématiquement joints, parce qu’ils sont, librement et gratuitement, accessibles sur Légifrance. Certains acheteurs publics peuvent joindre au CDE d’autres documents, telle une charte de déontologie des achats publics. Ces différentes annexes contractuelles du marché public sont exposées, par catégorie, au fur et à mesure de cette fiche.

    #ccag #cctp
  • Fiche pratique 15 mai 2026

    L’acte d’engagement du marché et ses annexes

    Si la passation du marché est régie par des règles extérieures aux (futures) parties au contrat, son exécution – qui est d’abord l’exécution des obligations contractuelles – est, par définition, régie par les documents qui définissent les droits subjectifs que les cocontractants se donnent ou se reconnaissent l’un à l’autre. À l’instar des contrats de droit privé, en matière de droit public, « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites » (C. civ., art. 1134 ; CAA Paris, 13 mai 2013, n° 11PA00804, Société Ateliers Demaille). Ainsi, la jurisprudence retient, de manière constante, que « lorsque les parties soumettent au juge un litige relatif à l’exécution du contrat qui les lie, il incombe en principe à celui-ci, eu égard à l’exigence de loyauté des relations contractuelles, de faire application du contrat » (CE, ass., 28 déc. 2009, n° 304802, Ville de Béziers ; CE, 9 nov. 2021, n° 438388, n° 438389 et n° 438408, Communauté d’agglomération du Pays Basque). Même s’il existe aussi des règles de droit objectif – extérieures à la volonté des parties – qui trouvent à s’appliquer tout au long de l’exécution et même après, telles notamment les règles relatives aux obligations fiscales et sociales, à l’exécution financière (délai de paiement, avances, acomptes, intérêts moratoires…), à la sous-traitance ou encore à la garantie décennale (C. civ., art. 1792 et 1792-4-1), le Code de la commande publique (CCP) demeure plutôt silencieux sur les obligations des parties au contrat qui sont, pour l’essentiel, celles qui résultent de leur accord.  Toutefois, pour que le contrat soit valablement formé dans le cadre du droit de la commande publique, il y a certaines dispositions à connaître et à respecter. Ainsi, la pièce constitutive du marché qu’est l’acte d’engagement doit être signée par les deux parties, mais pas au même moment dans le processus.

    #acte d'engagement
  • Fiche pratique 15 mai 2026

    L’obligation d’information statistique

    Au titre de la gouvernance, les nouvelles directives européennes rappellent la nécessité pour les États membres d’établir un recensement des marchés publics à l’échelle nationale. La transposition reprend ce principe en modernisant le dispositif de recensement.

    #passation du marché #avis d'attribution
  • Fiche pratique 15 mai 2026

    Le droit d’accès aux documents administratifs

    Tous les acheteurs publics – qu’ils soient des personnes morales de droit public (communes, départements, régions, État, etc.) ou des personnes morales de droit privé en charge d’une mission de service public (fédérations sportives, certaines associations, etc.) – doivent communiquer les documents issus de leurs marchés publics, à certaines conditions. Les contours de la bonne application de ces règles sont régis par la Commission d’accès aux documents administratifs, dite Cada, autorité administrative indépendante. Les juridictions administratives, quant à elles, arbitrent ces règles de transparence en cas de contentieux.

    #communication de document administratif

Ressources associées