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L'essentiel par l'éditeur
La responsabilité contractuelle en droit administratif est généralement limitée aux parties du contrat, mais des exceptions existent. Les tiers peuvent parfois engager cette responsabilité via des mécanismes comme l'action oblique, le transfert de compétence ou la subrogation. La jurisprudence a aussi ouvert la voie à des recours directs pour contester la validité des contrats publics. Ces évolutions permettent une plus grande flexibilité et protection des droits des parties et des tiers impliqués.
La première illustration de l’action oblique à laquelle on peut penser est celle visée à l’article 1341-1 du Code civil : « Lorsque la carence du débiteur dans l’exercice de ses droits et actions à caractère patrimonial compromet les droits de son créancier, celui-ci peut les exercer pour le compte de son débiteur, à l’exception de ceux qui sont exclusivement rattachés à sa personne. » Ainsi, cet article contrevient au principe de l’effet relatif du contrat, posé à l’alinéa 1er de l’article 1199 du Code civil, qui désormais dispose : « le contrat ne crée d’obligations qu’entre les parties ». Le créancier dispose donc de la possibilité de se substituer au débiteur afin de procéder à la reconstitution du patrimoine de son débiteur. Toutefois, il sera en concurrence...
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