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L'essentiel par l'éditeur
Le délit de favoritisme, réprimé par l'article 704 du Code de procédure pénale, est traité par des tribunaux spécialisés en matière économique et financière. La loi n° 2017-242 a modifié la prescription de ce délit, fixant le délai à 6 ans à partir de la révélation des faits. Les sanctions incluent des peines d'emprisonnement, des amendes et des peines complémentaires pour les agents publics. Les personnes publiques et entreprises peuvent se constituer parties civiles pour demander réparation des préjudices subis.
Le délit de favoritisme n’est pas au nombre des infractions d’intérêt général dont seul le ministère public assure la défense, ce qui est de nature à faciliter l’exercice des poursuites. Sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, le délit de favoritisme doit être dénoncé par les autorités qui en ont connaissance. En effet, ce texte prescrit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
Plusieurs administrations et autorités sont...
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