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L'essentiel par l'éditeur
Les délits de corruption passive et de trafic d'influence, régis par l'article 432-11 du Code pénal, concernent la commande publique. La corruption implique une intervention dans le cadre des fonctions, tandis que le trafic d'influence se fait hors de ce cadre. Les auteurs incluent les dépositaires de l'autorité publique et les complices. La répression est sévère, avec des peines d'emprisonnement et d'amende, et la prescription est retardée en cas de dissimulation.
Si la corruption passive peut être reprochée à une personne dépositaire de l’autorité publique, à une personne investie d’un mandat électif public ou à une personne chargée d’une mission de service public, le trafic d’influence est, quant à lui, reprochable aux mêmes personnes exerçant une fonction publique. Il se distingue de la corruption en ce que « l’avantage indu a pour objectif, non l’accomplissement ou le non-accomplissement d’un acte de la fonction ou d’un acte facilité par la fonction, mais l’abus d’une influence réelle ou supposée afin d’obtenir une décision favorable d’une autorité tierce » (A. Bavitot et E. Le Moulec, Atteintes à l’administration publique, JCl. pénal code, Synthèse, 2025, § 67). La catégorie des personne...
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