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L'essentiel par l'éditeur
La fraude en urbanisme se caractérise par un élément matériel et intentionnel. L'administration doit prouver l'intention frauduleuse pour refuser une autorisation d'occupation du sol (AOS). En cas de fraude avérée, l'AOS peut être retirée sans délai. Les sanctions incluent des amendes et potentiellement de la prison. La tentative d'infraction n'est pas punissable en urbanisme. Le juge exige des preuves solides pour établir la fraude, souvent difficile à démontrer.
La fraude est constituée de 2 éléments : un élément matériel (erreurs sur les plans, dans les surfaces) et un élément intentionnel (volonté caractérisée d’induire l’administration en erreur). Une simple omission (case non renseignée dans un Cerfa, absence d’une cote…) ou une erreur dans le dossier de demande ne préjuge pas de la volonté a priori d’induire l’administration en erreur.
La principale difficulté pour le service instructeur est donc généralement de parvenir à affirmer que le pétitionnaire a volontairement porté des informations erronées et que ces informations (ou leur absence) bénéficieront à l’instruction de sa demande.
Il doit être admis, et cela paraît logique, que, sur ce point, les décisions confirmant la manœuvre frauduleuse sont rares, eu égard à la difficulté d...
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