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L'essentiel par l'éditeur
La faute dolosive d'un constructeur engage sa responsabilité contractuelle, pouvant mener à l'annulation du contrat ou à des dommages-intérêts. En cas d'inexécution, l'article 1217 du Code civil prévoit des sanctions comme l'exécution forcée ou la réduction de prix. La nullité du contrat, due à un dol, est possible même si l'erreur ne porte pas sur la substance. La restitution en nature est complexe, privilégiant souvent une restitution par équivalent. La prescription de l'action en nullité est de 5 ans.
Le dol présente une nature juridique hybride, car il est à la fois un vice du consentement et un délit civil. L’article 1139 du Code civil, issu de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, énonce que « l’erreur qui résulte d’un dol est toujours excusable ; elle est une cause de nullité alors même qu’elle porterait sur la valeur de la prestation ou sur un simple motif du contrat ». Ainsi, la nullité est encourue, peu importe que l’erreur provoquée par le comportement du cocontractant porte sur les motifs ou la valeur. Autrement dit, l’erreur provoquée par le dol peut être prise en considération même si elle ne porte pas sur la substance de la chose qui fait l’objet du contrat (Cass. com., 30 mars 2016, n° 14-11684, Le Mahier c/ Salze, D. 20...
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