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L'essentiel par l'éditeur
La nullité d'un contrat entraîne sa non-existence juridique, annulant droits et obligations entre parties. Les conséquences incluent la restitution des prestations, l'indemnisation pour enrichissement sans cause et la responsabilité quasi-délictuelle. Les parties peuvent réclamer des remboursements pour dépenses utiles, mais l'indemnisation ne doit pas dépasser les gains contractuels potentiels. La jurisprudence précise les conditions d'indemnisation, notamment en cas de faute de l'administration.
Un marché annulé ou entaché de nullité doit être regardé comme n’ayant jamais été conclu et ne peut donc avoir fait naître d’obligations à la charge des parties (voir par exemple : CE, 28 juill. 2000, n° 202792, Jacquier, Rec. T. 1091, 1096, 1104 et 1181, BJCP 2000, n° 13, p. 429, concl. H. Savoie ; CE, sect., 20 oct. 2000, n° 196553, Société Citécâble Est, Rec. 457, BJCP 2001, n° 14, p. 54, concl. H. Savoie, CJEG 2001, n° 1, p. 21, concl., Dr. adm. 2001, n° 3, p. 12, note F. Sabriani ; CE, 21 nov. 2007, n° 294470 et n° 294471, Département des Yvelines ; CAA Paris, 23 nov. 2004, n° 01PA03035, Société SIMAP).
Tout particulièrement, l’Administration ne peut se prévaloir des droits et garanties qu’elle tiendrait du contrat qui la liait...
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