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L'essentiel par l'éditeur
La procédure de protection statutaire des fonctionnaires victimes de violences repose sur une demande formelle de l'agent, sans délai imposé, permettant à l'administration de qualifier juridiquement les faits. L'administration a l'obligation d'agir, même sans demande formelle, et peut être saisie en cas de refus d'agir. La protection s'étend aux anciens agents et peut être limitée par des motifs d'intérêt général. L'administration doit adapter ses moyens d'action à la nature des attaques.
La mise en œuvre de la procédure de protection découle généralement d’une demande de l’agent qui s’estime victime de violences, d’attaques ou d’injures. Cette demande, dans la tradition administrative, doit être formalisée (courrier adressé à la direction de l’établissement, fiche de signalement d’événement indésirable dans le cadre des procédures « qualité et gestion des risques »). Cette demande doit apporter toutes les précisions utiles permettant de caractériser les faits et leur(s) auteur(s) et permettre à l’administration de procéder à une qualification juridique permettant d’arrêter la réponse la plus adaptée.
Au titre des précisions utiles de la demande, les trois caractéristiques du fait qui motive la demande devront être étayées :
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