Henri Badell

Henri Badell

Henri Badell

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).

Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.

En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.

Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).

Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Faire face à l’évaluation de l’établissement par un organisme évaluateur

    Depuis 2002 et la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, les ESSMS dans leur ensemble et les Ehpad en particulier doivent rendre compte de la qualité de leurs prestations auprès de la HAS. Cela passait par des évaluations internes et des évaluations externes régulières qui avaient pour objet de vérifier les bonnes pratiques et la qualité de la prise en charge au sein de ces établissements. Or, depuis la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, le législateur a mis en avant sa volonté de rationaliser et d’uniformiser les évaluations de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux, mais également de mobiliser les professionnels dans une démarche d’amélioration continue en mettant officiellement fin au dédoublement des évaluations internes/externes, pour ne requérir qu’une évaluation globale. Ainsi, un nouveau référentiel qualité a été élaboré par la Haute Autorité de santé (HAS) et est entré en vigueur le 1er janvier 2022. Les décrets n° 2021-1476 du 12 novembre 2021 et n° 2022-742 du 26 avril 2022 ont précisé les modalités de sa mise en place. La démarche poursuivait 3 objectifs : permettre à la personne accompagnée, le résident, d’être acteur de son parcours ; renforcer la dynamique qualité au sein des établissements et services ; promouvoir une démarche porteuse de sens pour les ESSMS et leurs professionnels. Elle se traduit, notamment, par une visite des établissements par un organisme chargé de l’évaluation sur la base du référentiel d’évaluation de la qualité, visite qu’il convient de préparer dans les meilleures conditions.

    #ehpad
  • Fiche pratique

    Rendre sa flotte automobile plus respectueuse de l’environnement en établissement pour personnes âgées

    Chacun s’en rend compte, les épisodes de pollution et les dérèglements climatiques sont de plus en plus prégnants ; aussi, dans ce contexte, la promotion des mobilités durables s’impose comme un levier indispensable à actionner. Le véhicule électrique ou hybride rechargeable devient donc, d’année en année, une véritable alternative pour lutter contre le changement climatique. Les études montrent que les véhicules écologiques auraient un impact sur le climat 2 à 3 fois moins important que les équivalents thermiques… Dans un contexte où l’objectif est d’atteindre la neutralité carbone en 2050 (équilibre entre les émissions de carbone et l’absorption du carbone de l’atmosphère par les puits de carbone), les pouvoirs publics en France comme en Europe se devaient de prendre les mesures nécessaires pour nous encourager à disposer de flottes automobiles de plus en plus respectueuses de l’environnement. Il est vrai que les chiffres parlent d’eux-mêmes : d’une part, le secteur des transports représente à lui seul en France 30 % des émissions de gaz à effet de serre (chiffre qui a progressé de 11 % depuis les années 1990) et, d’autre part, selon le think tank Shift Project – engagé en faveur d’une transition écologique et énergétique –, le secteur de la santé représente 8 % des émissions totales de CO2 de la France et le transport représente 16 % des émissions de CO2 du secteur de la santé. Le cadre réglementaire a donc fortement évolué ces dernières années avec notamment la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019 qui, entre autres mesures, nous interdit de vendre des voitures utilisant des énergies fossiles carbonées d’ici 2040, ou la loi climat et résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021 qui impose au moins 70 % de véhicules à faibles émissions à compter du 1er janvier 2030 ou crée des zones à faibles émissions dans les grandes agglomérations… Il devient donc essentiel dans les institutions médico-sociales pour personnes âgées de bien connaître ce nouveau cadre réglementaire, le maîtriser et créer les conditions pour rendre nos parcs automobiles plus vertueux dans le domaine de l’environnement.

    #ehpad #véhicule #pollution
  • Fiche pratique

    Les formes d’hébergement pour personnes âgées

    Vieillir à domicile est devenu la solution plébiscitée par une très grande majorité des Français et encouragée par les pouvoirs publics. La Drees soulignait notamment en 2017 que l’entrée en établissement médicalisé se faisait de plus en plus tard (à 86 ans et 8 mois en moyenne) et était associée à la dépendance lourde. Pour répondre à ce besoin et pour accompagner les personnes âgées souhaitant vivre à domicile et commençant à perdre leur autonomie, des réponses ont été apportées comme : le développement de la silver économie (technologie au bénéfice des séniors afin de leur permettre, à domicile, d’améliorer leur qualité et confort de vie, leur vie sociale voire leur espérance de vie) ; la mise en place d’un nouveau modèle de tarification et de financement pour les services d’aide à domicile ; la création des services autonomie à domicile (SAD) qui associera à court terme un modèle inclusif de prestations de soins (actuellement les Ssiad : service de soins infirmiers à domicile) et de maintien à domicile (actuellement les Saad : service d’aide à domicile). Dans ce contexte, contrairement au début du siècle, la durée d’un séjour en institution pour personnes âgées (notamment les Ehpad) ne dure qu’un temps court (2 ans et demi en moyenne) et concerne les personnes lourdement dépendantes… Ainsi, le secteur de l’hébergement des personnes âgées, déjà malmené par la crise du Covid, devait se renouveler, se diversifier, prendre en compte le souhait des personnes âgées dans le cadre d’une prise en charge toujours plus individualisée, donc aux formes de plus en plus variées et dans une logique de parcours qui a remplacé la logique d’établissement que l’on connaissait jusqu’alors.

    #dispositif d'hébergement #personne âgée
  • Fiche pratique

    Le pilotage de la délégation

    L’évolution du métier de directeur d’un établissement social et médico-social pour personnes âgées amène légitimement celui-ci à déléguer une partie de ses responsabilités à ses collaborateurs de manière occasionnelle ou permanente, afin de se consacrer à son cœur de métier et à ses missions stratégiques. L'objectif premier d'une délégation est de faciliter le fonctionnement de la structure, tout autant que de faire évoluer le niveau de compétences de chacun. La délégation contribue aussi à améliorer la motivation des personnels de l’établissement en leur permettant de relever des défis. La compétence « savoir déléguer » est en effet une compétence managériale fondamentale. En transférant à un collaborateur une mission qui relève de ses prérogatives, le délégant lui confie la réalisation d’un objectif en lui laissant une certaine autonomie quant aux moyens et méthodes, dans un cadre clairement défini. La délégation nécessite donc une relation de confiance mutuelle, dans laquelle le délégant devra rester en soutien, proposer des temps d'échange et une évaluation de l’atteinte des objectifs. L’acte de délégation facilite ainsi : le repérage et la mise en œuvre des compétences professionnelles ; la montée en compétence et en légitimité du délégataire ; la prise de sens des objectifs professionnels à atteindre.

    #délégation #directeur #management
  • Fiche pratique

    Répondre à un appel à candidatures relatif à la mise en place d’un centre de ressources territorial

    Les Ehpad se transforment. De nombreux écrits, livres blancs, rapports ont évoqué ces dernières années les difficultés auxquelles étaient confrontées nos établissements. Une volonté des personnes âgées de plus en plus affirmée de vieillir à domicile, des difficultés de recrutement de personnel soignant souvent en quête de sens, mais aussi un manque d’ouverture sur son territoire d’implantation alors que notre secteur doit s’inscrire désormais dans une logique de territoire et non plus dans une logique d’établissement… Plusieurs expérimentations sont d’ailleurs en cours pour offrir d’autres services et pour répondre aux besoins de cette population souhaitant vieillir à domicile. C’est le cas par exemple des Ehpad à domicile qui proposent aux bénéficiaires le même suivi, la même sécurité et le même accompagnement que dans un Ehpad, mais sans leur faire quitter leur logement, par l’intermédiaire d’une part de visites de professionnels de l’Ehpad (médecin coordonnateur, cadre de santé, psychologue…) en fonction de leurs besoins et de leur dépendance, et d’autre part d’outils technologiques (téléassistance, objets connectés…). C’est pourtant la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement pour la Sécurité sociale de 2022, suivie de son décret d’application n° 2022-731 du 27 avril 2022, qui ont finalement concrétisé le lien entre l’institution « Ehpad » et le secteur médico-social à domicile à travers la création du centre de ressources territorial, aux champs d’intervention bien ciblés et dont le cahier des charges est précisé dans l’arrêté du 27 avril 2022 relatif à la mission de centre de ressources territorial pour les personnes âgées. L’objectif est de créer 195 centres à l’horizon 2025, soit environ 2 dispositifs par département.

    #personne âgée #projet de territoire #appel d'offres
  • Fiche pratique

    Réduire la consommation d’énergie de son Ehpad

    Les Ehpad se transforment. La volonté des résidents de se sentir « chez eux » entraîne la création de nouveaux services et font de nos Ehpad des structures vivantes génératrices de lien social. Cependant, l’évolution des sites devra aussi intégrer – crise climatique oblige – la problématique du développement durable et la maîtrise de l’énergie. Les Ehpad représentent en effet une part importante de la consommation d’énergie en France quand on sait qu’une résidence dispose d’une performance moyenne de 250 kWh/m²/an en énergie finale (énergie consommée et facturée à la résidence). Leurs dépenses énergétiques représentent près de 1 % de la consommation nationale en énergie finale (hors pétrole). Face à cette surconsommation énergétique qui pèse lourdement sur les finances de nos établissements, l’arsenal juridique qui s’est mis en place (la loi Élan n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 qui vise à réformer en profondeur le droit de l’immobilier et à améliorer la performance environnementale des bâtiments et le décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 – dit décret tertiaire – pris en application de la loi Élan imposant aux bâtiments du secteur tertiaire de faire des économies d’énergie significatives) ne pouvaient oublier les Ehpad qui devront réduire le niveau de consommation annuelle d’énergie finale, mais aussi atteindre un seuil de consommation à atteindre en valeur absolue.

    #ehpad #énergie

Ressources associées