Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique 2 octobre 2026
Organiser l’intégration d’un infirmier en pratique avancée (IPA) en Ehpad
Le vieillissement de la population et l’augmentation des pathologies chroniques imposent de nouveaux défis aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). L’émergence des infirmiers en pratique avancée (IPA) représente une véritable opportunité pour nos établissements afin d’améliorer la qualité et la sécurité des soins ainsi que l’accompagnement des résidents et de leurs aidants. L’introduction de la pratique avancée par les pouvoirs publics, à l’occasion de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé, permet aux IPA, grâce à des compétences élargies en matière de diagnostic, de prescription et de coordination de parcours de soins et de santé, de répondre aux besoins des personnes suivies dans le cadre de problématiques de santé complexes. L’intégration de ces professionnels dans les Ehpad soulève cependant de nombreuses questions, en particulier sur le plan organisationnel, financier et managérial. Comment implanter efficacement ces nouveaux praticiens ?
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Fiche pratique 2 octobre 2026
La désignation de la personne de confiance en Ehpad
L’entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) constitue un moment particulièrement important dans le parcours de vie d’une personne âgée. Elle intervient souvent dans un contexte de fragilité : diminution de l’autonomie, évolution d’une maladie chronique ou neurodégénérative, sortie d’hospitalisation, isolement social, difficultés rencontrées au domicile ou nécessité d’une prise en charge médicale et médico-sociale devenue plus importante. Cette entrée en institution ne signifie cependant pas que la personne renonce à sa liberté de choix, à sa capacité de décision ou à ses droits fondamentaux. Au contraire, le droit français affirme que la personne accueillie reste un citoyen à part entière. Dans cette perspective, la personne de confiance occupe une place particulière. Sa désignation constitue un dispositif permettant de mieux préserver la volonté de la personne lorsque celle-ci rencontre des difficultés pour exprimer ses choix, notamment dans les situations médicales complexes, d’hospitalisation ou de fin de vie. Le dispositif n’est pourtant pas toujours bien compris. Dans les établissements, la personne de confiance peut être confondue avec la personne à prévenir, le proche référent, le représentant légal, le tuteur ou encore le membre de la famille considéré comme interlocuteur privilégié par l’équipe. Or ces fonctions sont juridiquement et pratiquement différentes. Pour les directions d’Ehpad, la question concerne la manière dont l’établissement organise l’information, recueille le consentement, respecte la volonté du résident, associe les proches et garantit la continuité de cette information tout au long du séjour.
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Fiche pratique 2 octobre 2026
Déployer un dossier de l’usager informatisé en établissement social et médico-social pour personnes âgées
Le secteur médico-social connaît depuis plusieurs années une transformation profonde de ses pratiques professionnelles. L’évolution des besoins des personnes accompagnées, le vieillissement de la population, l’augmentation des situations de dépendance et la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs conduisent les établissements à faire évoluer une organisation dans laquelle la transformation numérique joue un rôle central, en particulier dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) pour personnes âgées. Parmi les outils participant à cette transformation, le dossier de l’usager informatisé (DUI), voulu par les pouvoirs publics notamment dans le cadre du Ségur du numérique en santé, permet de regrouper, dans un environnement numérique sécurisé, les informations nécessaires à l’accompagnement de la personne : données administratives, projet personnalisé, observations des professionnels, éléments relatifs à la santé, transmissions, événements indésirables, évaluations et documents administratifs. Il peut également faciliter les échanges entre les différents professionnels intervenant auprès d’une même personne. Le déploiement d’un DUI ne peut toutefois être réduit à l’installation d’un logiciel. Il s’agit d’un véritable projet institutionnel qui modifie les habitudes de travail, les modalités de transmission de l’information et parfois même la culture professionnelle de l’établissement. Sa réussite dépend donc autant de la pertinence de l’outil choisi que de la préparation du projet, de l’implication des professionnels, de la formation des équipes et de l’accompagnement au changement.
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Fiche pratique 2 octobre 2026
Négocier et renouveler un CPOM médico-social
Depuis une trentaine d’années, les dépenses de santé et de soin ont progressivement vu leur charge s’accroître. Dans le même temps, les ressources allouées devenaient plus complexes à planifier et piloter. Dans ce contexte délicat d’incertitudes sociales et économiques, il est rapidement devenu nécessaire de rationaliser l’action publique, et notamment l’offre sanitaire, sociale et médico-sociale. Ainsi, en 1996 naissent les premières lois de financement de la sécurité sociale. Le souhait des pouvoirs publics était d’instaurer une logique d’objectifs de dépenses, définies au niveau national, puis réparties en enveloppes régionales et départementales. Cette maîtrise des dépenses et des ressources dédiées à l’offre de santé et de soin répond donc à deux enjeux : proposer une offre de santé et de soin sans disparité sur l’ensemble du territoire national ; maîtriser la dépense publique, principale pourvoyeuse de fonds des secteurs sanitaire et médico-social. C’est pour répondre à ce double enjeu qu’a été mis progressivement en place le contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM). Ce contrat, signé entre les autorités de tarification (agence régionale de santé [ARS] et conseil départemental en établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes [Ehpad]) et un établissement ou service médico-social, vise à définir des objectifs précis et les moyens nécessaires pour les atteindre sur une période de plusieurs années, généralement de 3 à 5 ans. Le CPOM est né de la volonté d’améliorer la qualité des services offerts aux usagers tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles. Son importance s’est accrue avec les réformes successives qui ont transformé le paysage médico-social.
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Fiche pratique 4 septembre 2026
Gérer son service à domicile en s’inspirant du modèle d’entrepreneuriat issu de l’économie sociale et solidaire
Inscrite dans une histoire ancienne, l’économie sociale et solidaire (ESS) puise ses racines au XIXe siècle dans les premières associations ouvrières, les coopératives de consommateurs et d’habitants et les sociétés de secours mutuel. Pionnière sur les logiques d’innovations sociales, l’ESS trouve une audience croissante auprès des jeunes générations en quête de sens dans leurs engagements, qu’ils soient bénévoles ou professionnels. L’économie sociale et solidaire désigne aujourd’hui un ensemble d’entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités reposent sur plusieurs valeurs fondamentales telles que la solidarité, la démocratie, la responsabilité sociale, la transparence, l’utilité sociale, la primauté de la personne sur le capital. Ces principes distinguent l’ESS des entreprises classiques dont la priorité est généralement la rentabilité financière. Elles bénéficient d’un cadre juridique renforcé par la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 modifiée relative à l’économie sociale et solidaire qui a pour objectif de soutenir et développer le secteur : sécurisation du cadre juridique, définition des outils d’aide et de financement, renforcement des capacités d’action des salariés afin de faciliter la reprise de leur entreprise. Les services à domicile ont naturellement vocation à s’inscrire dans cette démarche, puisqu’ils répondent à des besoins humains essentiels en accompagnant notamment les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les familles… L’objectif ne consiste pas uniquement à réaliser une prestation technique, mais également à maintenir le lien social, préserver la dignité des personnes accompagnées et améliorer leur qualité de vie.
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Fiche pratique 4 septembre 2026
Développer le réseau de bénévoles au sein de votre association du secteur de l’intervention sociale et médico-sociale à domicile
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a proposé en 2022 une nouvelle définition du bénévolat : « le bénévolat est l’action de la personne qui s’engage librement, sur son temps personnel, pour mener une action non rémunérée en direction d’autrui, ou au bénéfice d’une cause ou d’un intérêt collectif ». Autrement dit, le bénévole fait don de son temps à une association ou toute autre structure d’intérêt général. Les associations du secteur de l’intervention sociale et médico-sociale à domicile ont, sans doute encore plus que d’autres, besoin de bénévoles. Ceux-ci, outre la gouvernance des associations, se verront confier des missions telles que les visites au domicile des bénéficiaires, l’élaboration ou l’actualisation des projets d’accompagnement personnalisés, ou l’organisation d’actions de lutte contre l’isolement des personnes prises en charge. Des tâches ponctuelles ou spécifiques peuvent également être réalisées en fonction de leur domaine d’expertise, des besoins de l’association, etc. Il devient cependant laborieux d’avoir recours aux bénévoles. Hier moteur de la vie des associations, les bénévoles sont de plus en plus difficiles à recruter et doivent laisser la place à des techniciens. Il s’agit pourtant pour les associations du secteur d’un enjeu vital qui garantit la continuité des actions, renforce l’impact sur le terrain et incarne les valeurs de solidarité et d’engagement du secteur de l’intervention sociale et médico-sociale à domicile.