Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
-
Fiche pratique 12 septembre 2025
Inscrire la bientraitance au cœur de la démarche d’amélioration continue de la qualité des ESSMS
Depuis plus de 20 ans, les professionnels et les établissements et services médico-sociaux soutenus par les pouvoirs publics se préoccupent de mettre fin aux risques de maltraitance et de promouvoir la bientraitance. Les textes sont nombreux et ont fait évoluer au fil des ans concept et pratiques. La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale introduit explicitement la notion de bientraitance dans le champ juridique français et pose les bases d’un accompagnement respectueux des usagers, en précisant les droits des personnes accueillies au sein des ESSMS, tels que le respect de la dignité, de l’intégrité, de la vie privée et de la sécurité. Une circulaire DGCS/SD2A/2014/58 du 20 février 2014 impose aux ESSMS relevant des agences régionales de santé de mettre en place des démarches concrètes pour prévenir la maltraitance et promouvoir un cadre sécurisant pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Le décret n° 2016-1813 du 21 décembre 2016 impose une obligation de signalement aux structures sociales et médico-sociales, en cas de situation de maltraitance avérée ou présumée. Enfin, le décret n° 2024-166 du 29 février 2024 exige, notamment, que le projet d’établissement ou de service mis en place par chaque ESSMS intègre une démarche explicite de prévention de la maltraitance et de promotion de la bientraitance, définissant les actions concrètes que chaque établissement ou service s’engage à mettre en œuvre. La démarche d’amélioration continue de la qualité initiée par la HAS en 2022 s’inscrit également dans un processus de recherche de bientraitance dans lequel les structures médico-sociales à domicile sont tenues de répondre. Nous vous proposons de décrire les contours de la bientraitance, puis de présenter celle-ci au cœur de la démarche d’amélioration continue de la qualité.
-
Fiche pratique 12 septembre 2025
Les registres obligatoires des services médico-sociaux assurant une prise en charge à domicile
À partir de l’embauche du premier salarié, toute entreprise est soumise à une obligation de tenue de registres et documents en matière de gestion du personnel, d’hygiène, de santé et de sécurité à la disposition de l’inspection du travail. Par ailleurs, les établissements et services médico-sociaux (et notamment ceux qui assurent une prise en charge au domicile de leurs bénéficiaires), s’ils ont les mêmes obligations que les entreprises traditionnelles, se doivent également de tenir certains registres spécifiques. Ces registres recouvrent des domaines divers liés au recrutement du personnel, à la santé et sécurité des salariés et, bien sûr, au suivi de la qualité des prestations (suivi des événements indésirables, suivi des actes de maltraitance/violence, recueil des plaintes et réclamations). Nous vous proposons de présenter le registre unique du personnel, les registres liés à la santé et à la sécurité des salariés, les registres attachés à la démarche d’amélioration continue de la qualité, ainsi que les autres registres obligatoires.
-
Fiche pratique 12 septembre 2025
Former les bénévoles des associations
Les associations sont des lieux de découverte, de lien social et d’engagement citoyen. Leur rôle est indispensable au fonctionnement de notre société et à l’expression démocratique. Le secteur médico-social, notamment à domicile, a, de son côté, besoin d’un important réseau de bénévoles, tant pour assurer la gouvernance des associations que pour effectuer des visites au domicile des bénéficiaires. Ce réseau des bénévoles constitue le cœur battant des associations du secteur médico-social à domicile. Sans eux, ces structures ne pourraient fonctionner ni perdurer. En 2024, 24 % des Français s’engagent bénévolement dans des associations. Ce chiffre est stable depuis 2019 et encourageant dans un contexte post-Covid. Cependant, la professionnalisation du secteur médico-social complique le recrutement de nouveaux bénévoles, cantonnent ceux-ci dans un rôle de « visiteurs » auprès des bénéficiaires, et freine le renouvellement des dirigeants associatifs, souvent vieillissants. C’est dans ce contexte que se pose la question de la formation des bénévoles à la gouvernance des associations. Faire face à la démarche d’amélioration continue de la qualité, à la négociation d’un CPOM, à l’élaboration des outils de la loi 2002-2, comme à la gestion quotidienne de l’association ne va pas de soi… Nous aborderons les enjeux de la formation des bénévoles dans le secteur médico-social à domicile, puis nous traiterons des différents dispositifs de formation existants.
-
Fiche pratique 12 septembre 2025
Les règles et les outils de coopération adaptés au secteur de l’aide à domicile
La logique de parcours qui s’est développée ces dernières années en lieu et place de la logique d’établissement (de place) que l’on connaissait jusqu’alors vise à changer l’accompagnement des personnes prises en charge par nos structures médico-sociales, qu’elles accueillent leurs bénéficiaires en institution ou qu’elles travaillent à domicile. Cette logique de parcours passe nécessairement par un travail de coopération entre professionnels à l’échelle d’un territoire. Initiée depuis le début du siècle avec la loi 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale qui avait pour vocation de « mettre l’usager au cœur du dispositif », c’est la loi de transformation de notre système de santé de 2016 qui crée les conditions d’une nouvelle organisation de la prise en charge des patients et bénéficiaires. Il faut en effet cesser de raisonner par secteur : soins de ville, soins hospitaliers, soins médico-sociaux… Aujourd’hui, un parcours s’entend comme la prise en charge globale, structurée et continue des usagers, au plus près de chez eux. Cela suppose l’intervention coordonnée et concertée des professionnels de santé et sociaux, tant en ville qu’en établissement et service de santé, médico-social et social, en cabinet libéral, en maison de santé ou en centre de santé, en réseau de santé… pour mieux répondre aux besoins et attentes des personnes et prendre en compte, pour chaque usager, des facteurs déterminants comme l’hygiène, le mode de vie, l’éducation, le milieu professionnel et l’environnement… Nous décrirons d’abord l’émergence de la logique de parcours, puis les outils de coopération au service de l’aide à domicile.
-
Fiche pratique 2 septembre 2025
La gestion du linge en Ehpad
La fonction linge en Ehpad a longtemps été reléguée au second plan. Les professionnels préféraient se concentrer sur leur cœur de métier. Mais face aux dysfonctionnements et aux plaintes des résidents, améliorer le circuit du linge fait maintenant partie des principales préoccupations des chefs d’établissement accueillant des personnes âgées. Ils souhaitent offrir à leurs résidents un service d’entretien du linge de qualité, nécessaire à leur bien-être. Il ne s’agit pas uniquement de laver des articles textiles pour les restituer avec une propreté optimale. Le traitement du linge en Ehpad dépasse le simple lavage d’un vêtement et revêt un caractère plus psychologique : Les résidents sont très attachés aux tenues qu’ils portent : elles ont pour eux une valeur sentimentale. Elles leur rappellent un événement ou une personne… Elles sont souvent tout ce qui leur reste, puisqu’ils ont renoncé à leur maison, leurs meubles, leur animal de compagnie lors de l’emménagement en Ehpad. Il est également question de leur dignité, à leurs yeux et à ceux de leur famille, alors même qu’ils sont parfois confrontés à des problèmes de santé (incontinence, Alzheimer…). Leurs vêtements personnels les ancrent dans le présent et leur rappellent leur passé. La perte ou la dégradation d’un habit peut donc vite tourner au drame et être mal vécue aussi bien pour la personne âgée concernée que pour ses proches et il est nécessaire d’y apporter une attention particulière.
-
Fiche pratique 2 septembre 2025
Construire un projet personnalisé dans les ESSMS : attentes et besoins du résident
Dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) tels que les Ehpad, le projet d’accompagnement personnalisé (PAP) constitue un pilier essentiel pour assurer un soutien adapté et continu aux résidents. Si la loi 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale ne cite pas directement le projet d’accueil et d’accompagnement, il est cependant introduit par le CASF (codifié sous l’article L. 311-3 du CASF) en mettant en avant l’objectif de revaloriser la place centrale de la personne dans son accompagnement, en la faisant participer pleinement aux décisions qui la concernent. Ainsi, les professionnels ne doivent pas perdre de vue l’expression des besoins et attentes de la personne et son association à la co-construction de son projet. Plus qu’un document, le projet d’accueil personnalisé s’inscrit essentiellement dans une démarche de co-construction avec la personne accompagnée.
