Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique
Mener un projet d’habitat inclusif
Les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie liée à l’âge ont longtemps été confrontées à des choix difficiles reposant sur une logique binaire lorsque la question du maintien à domicile en complète autonomie commençait à se poser : rester au domicile en activant toutes les aides envisageables, au risque de se retrouver progressivement en situation d’isolement social ; intégrer un Ehpad en renonçant à un logement autonome. Un nombre croissant de personnes en situation de handicap et de personnes âgées souhaite désormais choisir son habitat et les personnes avec qui le partager. Elles expriment une demande d’aide, d’accompagnement et de services associés au logement, dans un environnement adapté et sécurisé qui garantisse conjointement inclusion sociale et vie autonome tout en restant au domicile. Ainsi s’est développé l’habitat inclusif, répondant à ces nouveaux besoins. La loi d’adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015 (dite « loi ASV ») a ainsi posé les premiers jalons d’un nouveau concept dit « de l’habitat inclusif ». Les pouvoirs publics ont engagé fin 2016 la démarche nationale en faveur de l’habitat inclusif et créé un observatoire du même nom. La loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (dit « loi Élan »), notamment son article 129, a poursuivi la démarche en créant un titre supplémentaire au Code de l’action sociale et des familles. Cette loi a été complétée par un décret et un arrêté parus en juin 2019. Aujourd’hui, les schémas départementaux de l’autonomie intègrent systématiquement cette dimension et les appels à candidatures de « soutien au déploiement de l’habitat inclusif pour les personnes âgées et handicapées » se multiplient, auxquels répondent, seuls ou en partenariat, les établissements d’accueil de personnes âgées. Nous vous proposons donc : de définir l’habitat inclusif ; d’éclairer sur le cahier des charges à rédiger dans le cadre des appels à projets ; d’aborder l’élaboration du projet de vie sociale et partagée et sa mise en œuvre.
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Fiche pratique
Faire évoluer l’accompagnement des résidents en Ehpad
La tendance ne fait que se renforcer : les personnes âgées souhaitent vivre à domicile le plus longtemps possible. Selon une étude de 2019, plus de 85 % des Français souhaitent vieillir à domicile. La récente crise de la Covid-19 n’a d’ailleurs fait que renforcer ce phénomène. Conséquence directe, l’entrée en établissement médicalisé se fait de plus en plus tardivement et ne dure qu’un temps court (deux ans et demi en moyenne). Cette entrée tardive des personnes âgées est donc associée à une dépendance lourde, voire à la fin de vie. Cette évolution du profil des publics – avec notamment l’arrivée de personnes handicapées vieillissantes, de personnes atteintes de maladies neurodégénératives ou de troubles psychiques – nécessite une transformation des besoins de soins. Le besoin de prévention reste pourtant toujours au rendez-vous : le public accueilli a besoin de faire ralentir les dégradations progressives de son état de santé et aspire au maintien le plus longtemps possible de son autonomie. Les Ehpad sont donc aujourd’hui au croisement de ces deux aspirations : des besoins de soins croissants pour un public beaucoup plus dépendant et des besoins de prévention pour ralentir la dépendance, le tout dans un contexte où l’accompagnement en Ehpad doit se faire « comme à la maison ». L’enjeu est donc de taille et nécessite une forte adaptation du secteur, qui doit envisager l’évolution des pratiques d’accompagnement, condition nécessaire à la transformation d’un Ehpad. Nous aborderons à travers cette fiche le cadre de l’évolution de l’accompagnement des résidents, puis les trois actions nécessaires à cet objectif : en faisant tomber les frontières entre soins et accompagnement ; en repensant l’environnement des Ehpad ; en se donnant les moyens d’accueillir de nouveaux publics.
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Fiche pratique
Créer un jardin thérapeutique en Ehpad
C’est un constat : nos anciens veulent rester le plus longtemps possible à domicile et ne gagner nos institutions que lorsque les effets de la dépendance les empêchent de vivre chez eux. Les statistiques comme les enquêtes le prouvent : plus de 85 % des Français souhaitent vieillir à domicile… et la récente crise de la Covid-19 n’a d’ailleurs fait que renforcer ce phénomène. Ainsi, l’évolution du profil des publics accueillis en Ehpad, avec notamment l’arrivée de personnes handicapées vieillissantes, de personnes atteintes de maladies neurodégénératives ou de troubles psychiques, entraîne des besoins de soins différents aujourd’hui de ceux qui étaient donnés hier. En même temps, de nombreuses études scientifiques ont expérimenté les liens de causalité de l’impact du végétal sur la santé humaine. Les effets de la nature sur les processus sociaux, psychologique, physiologique sont incontestables. Telle est la principale raison du nouvel intérêt pour les jardins thérapeutiques. Ils se multiplient depuis une dizaine d’années au sein des structures médico-sociales, et notamment des Ehpad, pour permettre au public de recueillir les bienfaits de ces jardins, véritables outils pour l’équipe soignante. Dans ces conditions, la création de ce jardin deviendra pour vous une opportunité et une opération à part entière, opération qu’il conviendra d’anticiper, de financer, de mettre en œuvre… Bref, de piloter. Nous aborderons à travers cette fiche : les tentatives de définition des jardins thérapeutiques ; les motivations du lancement d’une telle opération ; le portage et la mise en œuvre du projet ; son organisation ; les étapes successives à respecter.
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Fiche pratique
Associer les salariés et leurs représentants en période de crise
Au-delà du choc consécutif à la crise liée à la Covid-19, il y a aujourd’hui besoin de se préparer et d’anticiper pour faire face à l’organisation du travail pour le futur… tout en préservant la démarche de qualité de vie au travail. Dans ce cadre, des outils existent, notamment le comité social et économique (CSE) instauré par l’ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, instance de représentation du personnel dans les entreprises de plus de 11 salariés. Mais il y a la possibilité également de mettre en place au sein de votre structure des espaces de discussion (EDD). Ceux-ci, issus d’un accord interprofessionnel du 19 juin 2013, particulièrement adaptés aux structures de services à la personne, sont souples d’utilisation et trouvent un écho particulier aujourd’hui. L’intérêt de ces outils, leur meilleure utilisation et les bénéfices que ceux-ci peuvent apporter sont donc des enjeux majeurs pour vos structures. Cette fiche propose aux gestionnaires de services à domicile : un rappel des droits et obligations des employeurs et des salariés en matière de santé et de sécurité au travail ; de les éclairer sur l’intérêt d’installer des espaces de discussion en période de crise.
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Fiche pratique
Encourager et favoriser la « culture projet » dans votre Ehpad
Les termes de projet comme de management participatif ne sont pas nouveaux. Le monde de l’entreprise les utilise de longue date et adopte fréquemment la méthode de travail dite de « gestion de projets » où les équipes fonctionnent de manière collaborative et transversale. Arrivée plus tardivement dans l’univers social et médico-social (et donc au sein des Ehpad), la « culture projet » s’inscrit dans le contexte spécifique de nos établissements souvent de taille petite ou moyenne, mais surtout au service de résidents âgés, dépendants, fragilisés. Ainsi, aujourd’hui, on parle de « projet d’établissement » bien sûr (réclamé par les textes) qui offre un cap et une stratégie d’ensemble à l’établissement, mais aussi de projet de construction, de projet d’informatisation, de projet de création d’un nouveau service, d’une nouvelle unité…, autant d’occasions de mettre en œuvre un véritable management participatif qui mobilisera vos équipes autour d’un objectif commun générateur de motivation et de sentiment d’appartenance pour tous. S’il est vrai que les projets absorbent une énergie importante pour les équipes, pour les cadres comme pour la direction, ils entraînent une dynamique bénéfique pour tous et in fine pour les résidents bénéficiaires. Pour cela, la communication et l’animation du projet doivent cependant être satisfaisantes. La position que tient le directeur dans ce contexte appelle donc plusieurs compétences et savoir-faire. Ainsi, mobiliser autour d’un projet, intéresser le plus grand nombre constitue un des enjeux de la fonction managériale. Parce qu’il occupe une place centrale dans la définition du sens à donner aux actions, on peut émettre l’hypothèse que le directeur d’établissement a un rôle à jouer dans la recherche de cette « culture projet ».
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Fiche pratique
Les leviers d’ouverture de votre Ehpad vers l’extérieur
L’Ehpad a une double mission à remplir : être un lieu de soins mais également – et avant tout – un lieu de vie pour les résidents. L’ouverture de l’établissement vers l’extérieur est donc devenue une obligation. Que faut-il entendre par ouverture ? D’une part, faciliter la venue à l’intérieur de l’établissement des familles, des bénévoles, des partenaires, des visiteurs… L’établissement est alors une ressource pour l’environnement. D’autre part, aller vers l’extérieur de l’établissement afin d’intégrer les personnes accueillies dans la ville ou le village, sensibiliser cet environnement social à l’accueil des personnes et créer les conditions d’un enrichissement mutuel. L’établissement s’appuie sur les ressources de l’environnement. Les avantages sont nombreux pour la structure. En premier lieu, l’ouverture vers l’extérieur permet le maintien du rôle social des résidents dans la cité et de leurs liens avec leur environnement habituel (les commerçants, les associations, les loisirs). Ensuite, l’ouverture de l’établissement permet d’améliorer la perception de celui-ci par le grand public, la population locale et les familles. Enfin, il devient possible de mettre en valeur vis-à-vis de l’extérieur la qualité du travail des équipes et des prestations proposées aux résidents. Pour mettre en avant les leviers d’ouverture vers l’extérieur, nous aborderons d’abord tout ce qui permet de favoriser la participation des résidents à la vie de la cité, puis comment établir des partenariats avec l’environnement de l’établissement avant de nous pencher sur le caractère accueillant que devra avoir l’établissement.