Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Architecte urbaniste en chef de l’État, diplômée de l’École nationale supérieure d'architecture (ENSA) de Versailles, du Centre des hautes études de Chaillot et titulaire d’un DEA en Histoire de l’architecture et des formes urbaines, Mireille Guignard est actuellement Secrétaire générale adjointe à la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP).
Elle y apporte, entre autres activités, des conseils auprès des maîtres d'ouvrage publics, et participe à différentes démarches en lien avec les territoires, dans une approche transversale architecturale et paysagère de la fabrique de la ville.
Publications récentes
-
Fiche pratique 6 novembre 2025
La Clause culture : intégrer des démarches culturelles au projet territorial
La Clause culture est un dispositif d’accompagnement des maîtres d’ouvrage désireux d’intégrer un volet culturel dans leur projet d’aménagement. L’enjeu est de créer une démarche créative, participative, continue, lisible, structurée, qui puisse constituer l’ossature motrice et essentielle de l’opération, le fil éditorial. Ce fil éditorial prend en compte la maîtrise d’usage et permet de « faire école » du projet. La mise en œuvre d’une Clause culture dans le projet d'aménagement permet de déployer un programme d’actions différenciées, identifié comme un volet culturel spécifique et cohérent de l’opération (résidences, créations, ateliers, événements, etc.). Souple et évolutif, ce programme est lancé en amont et est précisé au fil du déroulement de l’opération, agrégeant les initiatives des partenaires autour d’un récit partagé. Elle se traduit par l’intégration de clauses spécifiques dans les divers cahiers des charges des prestataires et les programmes ou règlements des consultations, par la présence de compétences culturelles et par l’identification de ressources créatives en capacité de créer du lien et de la haute valeur ajoutée culturelle. La Clause culture est une disposition souple qui encadre plus qu’elle ne contraint. Sa réussite tient à son portage politique et à la continuité du récit dans le temps sur la durée de l’opération.
-
Fiche pratique 28 octobre 2024
Intégrer l’approche culturelle à un projet de réhabilitation
La réhabilitation renouvelle notre modèle de faire dans une société qui a fait, depuis ces dernières décennies, de la consommation à outrance un modèle sociétal profondément ancré. La réutilisation du déjà-là se développe aujourd’hui dans un contexte socio-économique en grande mutation, où les filières de la construction réinterrogent leurs acquis, accompagnant nombre d’enjeux actuels (transition écologique et solidaire, changement climatique, inclusion, santé et bien-être, etc.), de contraintes exacerbées (foncier raréfié, coût de la construction, etc.), de politiques publiques émergentes (décarbonation, zéro artificialisation, réemploi et économie circulaire, préservation patrimoniale, etc.). Chaque projet est unique, chaque situation construite porte en elle ses propres singularités. Le projet de transformation est une mise en musique dont on ne connaît pas encore tous les instruments à intéresser, les harmonies à créer, les temporalités à conduire, mais elle doit s’anticiper, se préparer et être attentive au déjà-là et aux possibles ressources et initiatives présentes. L’approche culturelle dans toutes ses dimensions est une clef pour enrichir le projet de transformation et l’ancrer sur le terrain en associant intelligemment les ressources déjà présentes ou potentielles.
-
Fiche pratique
Comprendre les labels du patrimoine portés par le ministère de la Culture
Les labels patrimoniaux sont nombreux et multiples, fruits de politiques publiques diverses, fruits parfois de situations alarmantes pour mettre en exergue un bien ou un site, ou d’une volonté politique de reconnaissance du caractère exceptionnel d’un patrimoine existant à valoriser. Du plus prestigieux – le classement au patrimoine mondial de l’Unesco – au plus discret – le label « Architecture contemporaine remarquable » (ACR) –, les labels du patrimoine sont incontestablement un levier efficace pour le développement culturel, autant pour la préservation de la mémoire, la valorisation des caractères singuliers identitaires d’un territoire, que pour le rayonnement économique, social et politique local, ainsi que le développement touristique potentiel d’une forte retombée économique. Décernés principalement par l’État, par les services administratifs nationaux ou déconcentrés, ils permettent de bénéficier d’un appui scientifique et technique de la part de nombreuses institutions partenaires et de justifier des moyens financiers alloués. Pour une collectivité, ils représentent une plus-value en termes d’image, de reconnaissance de l’histoire locale, de mise en réseau. Cependant, la multiplication du nombre de labels et d’objets labellisés, en France et en Europe, pourrait à terme les affaiblir : il convient donc de les choisir avec discernement, d’autant plus que leur mise en œuvre peut imposer une série de contraintes, comme des délais de validation extensibles ou le respect d’un cahier des charges rigoureux. Cette fiche donne les clés pour comprendre les enjeux d’une labellisation et connaître les principaux labels du patrimoine.
-
Fiche pratique
Identifier et caractériser le patrimoine de proximité
Pourquoi caractériser le patrimoine de proximité ? Le patrimoine de proximité fait partie de l’expérience de vie directe des habitants. Avant de requalifier un centre-bourg, avant d’engager un projet de long terme sur un territoire bâti, il y a nécessité de mieux considérer le patrimoine qui fait le cadre de vie des habitants. Par des méthodes souples et légères, mais aussi créatives et renouvelées dans la lecture des valeurs patrimoniales, les collectivités ont à leur portée différents outils pédagogiques simples d’approche. Outre la reconnaissance d’un bien patrimonial commun, les enjeux de telles démarches de lecture du territoire sont multiples : fédérer les acteurs, ouvrir de nouveaux espaces de parole, susciter des méthodes alternatives d’urbanisme. Ce recensement pourra aussi constituer un préalable aux diagnostics d’un plan local d’urbanisme (PLU), d’un site patrimonial remarquable (SPR), d’un plan de paysage, ou tout autre projet de requalification d’espace public.
-
Fiche pratique
Mettre en valeur une œuvre par le label « Architecture contemporaine remarquable » (ACR)
Mis en place pour promouvoir la qualité architecturale et soutenir ainsi la création artistique, le label Architecture contemporaine remarquable (ACR) est une distinction au niveau national qui s’applique à tout édifice, ensemble d’édifices, site, ou aménagement urbain, quel qu’en soit le programme d’origine, l’usage qui en est fait ou son devenir : équipement culturel, social, scolaire, de loisirs, administratif, cultuel, maison privée, ensemble de logements, marché, jardin, place aménagée, ouvrage d’art, grand ensemble, lotissement, etc., à condition qu’il ait été construit il y a moins de cent ans. Outre de transmettre aux générations futures le patrimoine contemporain, architectural, urbain, paysager ou technique, l’enjeu de ce label est aussi d’enrichir le patrimoine de la collectivité et d’élargir sa politique culturelle. Cette fiche : présente les fondements et le statut du label ; explicite le processus à suivre pour les deux demandes d’autorisation : celle d’obtenir le label, et celle de modifier l’œuvre labellisée, dispositifs intégrés dans le Code du patrimoine ; décrit les avantages du label ACR ; propose des dispositifs de sensibilisation et de valorisation.
