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L'essentiel par l'éditeur
Le cimetière est un ouvrage public appartenant au domaine public communal, affecté à un service public. Sa gestion relève de l'administration communale, avec des obligations légales telles que la clôture et l'entretien. Le principe de neutralité interdit toute distinction religieuse dans les parties publiques, bien que des espaces confessionnels puissent être aménagés. Les concessions funéraires sont des contrats d'occupation du domaine public, et les litiges relèvent du juge judiciaire.
La qualification juridique du cimetière a évolué dans le temps. Longtemps considéré comme une dépendance du domaine privé de la commune, la jurisprudence a peu à peu reconnu son caractère public. Le Conseil d’État, dans un arrêt du 27 juillet 1906, qualifie le cimetière de « dépendance du domaine communal affecté à un service public » (CE, 27 juill. 1906, Permanne) avant de préciser, dans l’arrêt Marécar du 28 juin 1935, qu’il est « affecté à l’usage du public et qu’il doit dès lors être compris parmi les dépendances du domaine public de la commune » (CE, 28 juin 1935, Marécar). Cette qualification juridique a une conséquence importante sur le régime des concessions privatives accordées dans les cimetières : il s’agit de « contrats portant occupation du domaine public communal,...
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