Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
De formation généraliste, Marie-Christine Monfort a consacré les vingt dernières années de sa carrière de cadre territorial au funéraire, en occupant successivement les postes de directeur de l’état civil et des cimetières de la ville de Lille, puis de chef du service crématoriums, chargée en outre de la supervision de la gestion du cimetière métropolitain à la Métropole Européenne de Lille.
Aujourd’hui retraitée, elle continue à intervenir dans son domaine de prédilection lors de formations (diplômantes et continues) et de conférences au cours desquelles elle partage ses connaissances juridiques appliquées au terrain.
Publications récentes
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Fiche pratique 11 mai 2026
Les alternatives à la crémation et à l’inhumation
Les premières sépultures découvertes indiquent sans conteste que, très tôt dans son histoire, l’homme a souhaité protéger les corps des défunts en les préservant des prédateurs et leur aménager une vie confortable dans l’au-delà en plaçant dans la tombe des objets familiers, des armes, voire des dépouilles d’animaux domestiques. En Égypte, les tombes des pharaons en sont un exemple remarquable. Si l’inhumation consiste à confier le défunt à la terre, la crémation au feu, les marins en mer confiaient leurs camarades décédés à l’eau et certaines tribus indiennes à l’air en déposant leurs défunts en haut de tours, offerts aux condors, oiseaux divins. Les 4 éléments étaient ainsi sollicités. Depuis 1887, en France, les familles ont le choix entre 2 seuls modes de funérailles, l’inhumation et la crémation, mais d’autres pratiques jugées moins polluantes pour l’environnement voient le jour dans le monde. Cette fiche se propose de les analyser.
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Fiche pratique 11 mai 2026
Respecter la procédure d’exhumation
L’exhumation est l’opération funéraire qui consiste à retirer d’un lieu de sépulture un ou des corps, des restes mortels, une ou plusieurs urnes. Elle obéira à différents scénarios suivant la nature du lieu d’inhumation : ouverture et fermeture d’un caveau ; creusement et rebouchage d’une fosse en pleine terre ; ouverture et fermeture d’une case de columbarium ; descellement d'une urne placée sur un monument. Cette opération se poursuit ensuite par la réinhumation du corps, le cas échéant sa crémation (cf. Autoriser la crémation des restes exhumés ; CGCT, art. R. 2213-37). Elle peut également aboutir à la dispersion des cendres du défunt. Elle peut être à l’initiative de la famille : pour transférer le corps d’une sépulture à une autre ; le transférer dans un autre cimetière ; procéder à sa crémation ; ou libérer une concession afin de proposer sa rétrocession à la commune. Cette procédure peut être provoquée également par l’administration (cf. Gérer l’exhumation administrative) ou l’autorité judiciaire. L’exhumation est réglementée par le Code général des collectivités territoriales. Le déroulement de cette opération est encadré, même si l’exhumation ne donne plus lieu au versement d’une vacation ni à surveillance obligatoire des autorités de police depuis la loi n° 2015-177 du 16 février 2015. Elle est désormais réalisée sous la double responsabilité de l’opérateur funéraire et du maire de la commune. Elle doit être exécutée conformément à l’article 16-1-1 du Code civil qui garantit le respect dû au corps humain. Cette fiche vous permet de connaître les procédures à mettre en œuvre pour aborder les différentes situations d’exhumation ou les opérations assimilées.
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Fiche pratique 11 mai 2026
Recevoir la déclaration préalable des soins de conservation ou de moulage des personnes décédées
Les circonstances d’un décès ou la maladie sont susceptibles d’altérer sensiblement l’apparence physique du défunt. La famille et les proches peuvent souhaiter que soient réalisés des soins spécifiques sur sa dépouille afin de permettre un recueillement apaisé et faciliter ensuite le travail de deuil. Du grec thanatos, dieu de la mort, et de praxis, pratique, la thanatopraxie regroupe l’ensemble des techniques mises en œuvre pour la conservation temporaire et la présentation des corps des personnes décédées, et utilisant l’injection de substances biocides. Les objectifs de la thanatopraxie sont de retarder le processus naturel de décomposition, l’apparition des premiers symptômes de la thanatomorphose. Elle implique parfois des restaurations faciales lors de décès traumatiques. Elle permet l’exposition du défunt préalablement à la mise en bière et lui confère l’apparence apaisée du sommeil. Les différentes religions n’ont pas toutes le même rapport à la thanatopraxie : les confessions chrétiennes (catholique et protestante) acceptent la thanatopraxie ; la religion islamique l’interdit sauf en cas de rapatriement du cercueil vers certains pays et paiement de droits au consulat ; la religion juive l’interdit sauf en cas de retour du cercueil en Israël et paiement de droits au consulat ; le bouddhisme tolère les soins de conservation ; le christianisme orthodoxe l’autorise avec la plus grande réserve.
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Fiche pratique 11 mai 2026
Opérations funéraires : le cas particulier des enfants sans vie
La circulaire interministérielle DGCL/DACS/DHOS/DGS du 19 juin 2009 précise les modalités d’enregistrement à l'état civil des enfants décédés avant la déclaration de naissance et de ceux pouvant donner lieu à un acte d'enfant sans vie. Elle précise également les conditions de délivrance du livret de famille, de la prise en charge des corps des enfants décédés, des enfants sans vie et des fœtus. L’acte d’enfant sans vie est établi à la demande des parents ou de l’un d’eux sur présentation d’un certificat médical d’accouchement. Toutefois, même en l’absence d’acte d’enfant sans vie, et même sans établissement de certificat médical d’accouchement, il est nécessaire de s’intéresser au devenir du corps et aux possibilités offertes aux parents. Il s’agit d’organiser le devenir du corps dans les différents cas suivants.
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Fiche pratique 2 mars 2026
Les autorisations relatives à la création d’un crématorium
L’article L. 2223-40, alinéa 3, du CGCT dispose que la création ou l’extension d’un crématorium est conditionnée à l’autorisation du préfet de département (préfet de Paris dans cette même ville) accordée après une enquête publique et un avis de la commission départementale compétente en matière d’environnement, de risques sanitaires et technologiques. Nous verrons que d’autres autorisations sont également impératives.
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Fiche pratique 6 janvier 2026
Accorder une concession funéraire
Les communes ont la faculté de concéder des terrains, dans l’enceinte de leur cimetière, aux personnes qui désirent y fonder leur sépulture et celle de leurs descendants. La concession est créée par le conseil municipal et est en général délivrée par le maire sur délégation du conseil municipal. Une fois le régime des concessions défini par le conseil municipal, voici la marche à suivre pour répondre aux demandes de concessions funéraires sans se tromper.
