Marie-Christine Monfort

Marie-Christine Monfort

Marie-Christine Monfort

Ancienne cheffe du service crématoriums de la Métropole Européenne de Lille

Biographie professionnelle

De formation généraliste, Marie-Christine Monfort a consacré les vingt dernières années de sa carrière de cadre territorial au funéraire, en occupant successivement les postes de directeur de l’état civil et des cimetières de la ville de Lille, puis de chef du service crématoriums, chargée en outre de la supervision de la gestion du cimetière métropolitain à la Métropole Européenne de Lille.

Aujourd’hui retraitée, elle continue à intervenir dans son domaine de prédilection lors de formations (diplômantes et continues) et de conférences au cours desquelles elle partage ses connaissances juridiques appliquées au terrain.

Publications récentes

  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Les destinations autorisées de l’urne funéraire

    Autorisée depuis 1887 en France, la crémation a connu un essor important ces dernières années : elle représente plus de 45 % des obsèques aujourd’hui et elle est plébiscitée par une majorité de Français interrogés sur leur souhait de funérailles. Elle ne concernait que 0,5 % des décès en 1980. Pratiquement, après la crémation, les calciques osseux sont pulvérisés et recueillis dans une urne cinéraire. L’urne est ensuite remise à la famille qui s’interroge parfois sur le devenir immédiat des cendres, d’autant que leur destination a été redéfinie par la loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008. La remise de l’urne à la famille fait pleinement partie des funérailles et doit être réalisée dans des conditions adaptées à la solennité et à l’intimité de ce moment. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que l’aménagement d’une salle dédiée est obligatoire dans les locaux publics du crématorium. Un temps de réflexion est accordé et l’urne peut être conservée à cet effet dans un crématorium ou un lieu de culte le temps que la famille prenne une décision sur le devenir ultime des cendres, dans la limite d’une année. Sont formellement interdits le dépôt de l’urne à domicile, le partage des cendres entre plusieurs reliquaires ou leur mélange. L’urne ou les cendres doivent être déposées ou dispersées dans des lieux de mémoire identifiés et accessibles. Nous étudions dans cette fiche les destinations autorisées des urnes cinéraires.

    #urne cinéraire
  • Fiche pratique 4 juin 2026

    Les lieux autorisés de dispersion des cendres

    Avant l’arrivée du christianisme, l’Europe, sous l’influence de Rome, pratiquait indifféremment l’inhumation ou la crémation. La seule condition était l’observance d’un rituel strict prévoyant notamment la destination finale du défunt (corps ou cendres) dans une sépulture déterminée et localisée. Pratique interdite ensuite par l’église catholique, la crémation connaît un regain d’intérêt au 19e siècle pour des raisons hygiénistes, puis philosophiques, hostiles à la religion. Les premiers crématistes avaient une conception nihiliste de la crémation et optaient bien souvent pour la dispersion de leurs cendres, privant leurs proches du recueillement nécessaire au travail psychologique lié au deuil. Aujourd’hui, la crémation concerne plus de 45 % des décès et si la dispersion est parfois souhaitée, elle doit être associée à la traçabilité des cendres et à  la communication de leur lieu de dépôt. La loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 a apporté les éléments nécessaires pour que les familles, quel que soit le choix du disparu, puissent se recueillir à sa mémoire sur un lieu identifié.

    #cendres
  • Fiche pratique 11 mai 2026

    Opérations funéraires : le cas particulier des enfants sans vie

    La circulaire interministérielle DGCL/DACS/DHOS/DGS du 19 juin 2009 précise les modalités d’enregistrement à l'état civil des enfants décédés avant la déclaration de naissance et de ceux pouvant donner lieu à un acte d'enfant sans vie.  Elle précise également les conditions de délivrance du livret de famille, de la prise en charge des corps des enfants décédés, des enfants sans vie et des fœtus. L’acte d’enfant sans vie est établi à la demande des parents ou de l’un d’eux sur présentation d’un certificat médical d’accouchement. Toutefois, même en l’absence d’acte d’enfant sans vie, et même sans établissement de certificat médical d’accouchement, il est nécessaire de s’intéresser au devenir du corps et aux possibilités offertes aux parents. Il s’agit d’organiser le devenir du corps dans les différents cas suivants.

    #acte d'enfant sans vie
  • Fiche pratique 11 mai 2026

    Recevoir la déclaration préalable des soins de conservation ou de moulage des personnes décédées

    Les circonstances d’un décès ou la maladie sont susceptibles d’altérer sensiblement l’apparence physique du défunt. La famille et les proches peuvent souhaiter que soient réalisés des soins spécifiques sur sa dépouille afin de permettre un recueillement apaisé et faciliter ensuite le travail de deuil. Du grec thanatos, dieu de la mort, et de praxis, pratique, la thanatopraxie regroupe l’ensemble des techniques mises en œuvre pour la conservation temporaire et la présentation des corps des personnes décédées, et utilisant l’injection de substances biocides. Les objectifs de la thanatopraxie sont de retarder le processus naturel de décomposition, l’apparition des premiers symptômes de la thanatomorphose. Elle implique parfois des restaurations faciales lors de décès traumatiques. Elle permet l’exposition du défunt préalablement à la mise en bière et lui confère l’apparence apaisée du sommeil. Les différentes religions n’ont pas toutes le même rapport à la thanatopraxie : les confessions chrétiennes (catholique et protestante) acceptent la thanatopraxie ; la religion islamique l’interdit sauf en cas de rapatriement du cercueil vers certains pays et paiement de droits au consulat ; la religion juive l’interdit sauf en cas de retour du cercueil en Israël et paiement de droits au consulat ; le bouddhisme tolère les soins de conservation ; le christianisme orthodoxe l’autorise avec la plus grande réserve.

    #soins de conservation
  • Fiche pratique 11 mai 2026

    Les alternatives à la crémation et à l’inhumation

    Les premières sépultures découvertes indiquent sans conteste que, très tôt dans son histoire, l’homme a souhaité protéger les corps des défunts en les préservant des prédateurs et leur aménager une vie confortable dans l’au-delà en plaçant dans la tombe des objets familiers, des armes, voire des dépouilles d’animaux domestiques. En Égypte, les tombes des pharaons en sont un exemple remarquable. Si l’inhumation consiste à confier le défunt à la terre, la crémation au feu, les marins en mer confiaient leurs camarades décédés à l’eau et certaines tribus indiennes à l’air en déposant leurs défunts en haut de tours, offerts aux condors, oiseaux divins. Les 4 éléments étaient ainsi sollicités. Depuis 1887, en France, les familles ont le choix entre 2 seuls modes de funérailles, l’inhumation et la crémation, mais d’autres pratiques jugées moins polluantes pour l’environnement voient le jour dans le monde. Cette fiche se propose de les analyser.

    #crémation #inhumation
  • Fiche pratique 2 mars 2026

    Les autorisations relatives à la création d’un crématorium

    L’article L. 2223-40, alinéa 3, du CGCT dispose que la création ou l’extension d’un crématorium est conditionnée à l’autorisation du préfet de département (préfet de Paris dans cette même ville) accordée après une enquête publique et un avis de la commission départementale compétente en matière d’environnement, de risques sanitaires et technologiques. Nous verrons que d’autres autorisations sont également impératives.

    #crématorium

Ressources associées