Réservé aux abonnés
L'essentiel par l'éditeur
Les victimes par ricochet, proches de la victime directe, peuvent être indemnisées si elles subissent un préjudice direct, certain et personnel. La jurisprudence a évolué pour inclure les concubins stables, sans lien de droit. Les préjudices indemnisables incluent les pertes de revenus et le préjudice moral. La nomenclature Dintilhac guide l'évaluation des dommages. En cas d'infections nosocomiales, la solidarité nationale peut couvrir les dommages des victimes par ricochet.
C’est la jurisprudence qui dans un premier temps a établi que les victimes indirectes avaient le droit d’obtenir une indemnisation si le dommage subi par la victime immédiate leur avait également porté préjudice. Or, au XIXe siècle, la cour avait tendance à se montrer très souple dans la reconnaissance de victimes par ricochet. Peu à peu, les critères de la victime par ricochet ont évolué. En effet, dès 1937, la Cour de cassation, dans un arrêt du 27 juillet, a durci sa position et imposé l’existence d’un lien de droit entre la victime directe et la victime par ricochet. L’exigence d’un tel lien sous-entendait que seuls le conjoint et les enfants de la victime directe pouvaient être considérés comme des victimes par ricochet. Le concubin ne pouvait donc pas être reconnu comme telle.
Puis...
Contenu réservé aux abonnés
Si vous êtes abonné, cliquez pour poursuivre la lecture
Il vous reste 90% à découvrir
Poursuivez la lecture
en profitant d'un essai gratuit (offre sans engagement)
Cette fiche est incluse dans l'offre :
Responsabilités des professionnels
Une plateforme pensée pour les acteurs des trois fonctions publiques : connaissance, expertise, formation et veille au même endroit.
Découvrir notre écosystème →Réponses sourcées, analyse et génération de documents
Fiches et outils propriétaires, textes réglementaires et veille
Droit public et droit privé, quand la situation se complique
Développez les compétences de vos équipes
Diagnostic, financements adaptés et sécurisation de vos projets