L'essentiel par l'éditeur
Le référé-liberté, prévu par l'article L. 521-2 du Code de justice administrative, permet au juge des référés d'ordonner des mesures urgentes pour protéger une liberté fondamentale menacée par une atteinte grave et manifestement illégale. Ce mécanisme offre une protection rapide et efficace des libertés fondamentales, avec un délai de décision de 48 heures. Il s'applique aux libertés telles que le droit de propriété, la liberté d'entreprendre et la liberté contractuelle.
Ainsi que le précise l’article L. 521-2 du Code de justice administrative précité, le juge des référés ne peut agir dans le cadre de ses dispositions que si l’exercice d’un pouvoir, qu’il s’agit de paralyser, aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. II y a donc 4 conditions qui doivent être cumulativement satisfaites (CE, 2 févr. 2004, n° 260100, Époux Abdallah).
Doit être en cause l’exercice, par une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public, d’un pouvoir qu’il détient. Ceci distingue le référé-liberté de la voie de fait. Toutefois, dans un arrêt Commune de Chirongui du 23 janvier 2013 (n° 365262), le Conseil d’État considère qu’il appartient a...
Contenu réservé aux abonnés
Si vous êtes abonné, cliquez pour poursuivre la lecture
Il vous reste 87% à découvrir
Poursuivez la lecture
en profitant d'un essai gratuit (offre sans engagement)
Cette fiche est incluse dans l'offre :
Intégral Marchés publics
Une plateforme pensée pour les acteurs des trois fonctions publiques : connaissance, expertise, formation et veille au même endroit.
Découvrir notre écosystème →Réponses sourcées, analyse et génération de documents
Fiches et outils propriétaires, textes réglementaires et veille
Droit public et droit privé, quand la situation se complique
Développez les compétences de vos équipes
Diagnostic, financements adaptés et sécurisation de vos projets