Pascal Geneau
CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Coordinateur
Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.
Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.
Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.
Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.
Publications récentes
-
Fiche pratique
Le parcours citoyen
L’apprentissage de la citoyenneté par les élèves fait partie intégrante des objectifs de formation, aussi bien dans le cadre des enseignements (nouveau socle commun, éducation aux médias et à l’information, éducation morale et civique notamment) que dans celui de la vie scolaire (système représentatif, promotion de la laïcité, engagement et responsabilité). Héritier du « parcours civique » de 2004, le parcours citoyen s’inscrit dans le prolongement de la loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’école, mais, surtout, dans le cadre de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République consécutive aux attentats de 2015. Au collège et au lycée, sa mise en place implique la plupart des instances de l’établissement (conseil pédagogique, conseil d’administration, comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté, conseil de la vie lycéenne et conseil de la vie collégienne) et mobilise l’ensemble de l’équipe éducative, particulièrement le CPE (et l’équipe vie scolaire) dont le rôle dans ce domaine est particulièrement souligné aussi bien dans le référentiel des compétences professionnelles de 2013 que dans la lettre de missions de 2015.
-
Fiche pratique
Participer aux activités péri-éducatives
Les activités péri-éducatives s’inscrivent directement dans les missions du conseiller principal d’éducation organisée par la circulaire de 1982. L’animation socio-éducative demeure le fer de lance de la pratique pédagogique du CPE et s’exerce dans le cadre de l’apprentissage de la citoyenneté par une initiation à la vie sociale. À côté des actions « classiques » de formation auprès des délégués ou d’autres dans le cadre du CESC, le CPE a la possibilité par ce biais de créer un lien social prégnant entre les élèves de l’établissement. Souvent délaissée du fait de l’aspect chronophage ou peu digne d’intérêt qu’elle paraît représenter, elle reste indéniablement le meilleur moyen de lutter contre le désœuvrement, source principale de troubles au sein des établissements, et donc d’activité de la gestion de l’urgence des CPE. Il apparaît donc sage d’investir dans un domaine qui n’est pas réservé au CPE, mais où son professionnalisme est reconnu dans le système éducatif. Quels sont les vecteurs utilisables par le CPE, et autres personnels, pour mettre en place des actions péri-éducatives ?
-
Fiche pratique
Les relations avec les collectivités
La loi n° 82-213 du 2 mars 1982 a attribué de nouvelles compétences aux collectivités territoriales dans la gestion du système éducatif. La loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l’État a créé une nouvelle catégorie d’établissement public : l’établissement public local d’enseignement (EPLE), qui comprend les collèges et les lycées (article L. 421‑1 du Code de l’éducation). Le décret n° 85-924 du 30 août 1985 marque une nouvelle répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales. L’enseignement demeure un service public de l’État, les collectivités territoriales étant responsables de la construction, de la rénovation et de l’entretien des bâtiments et participant au fonctionnement des établissements : les collèges sont rattachés aux départements, les lycées aux régions. Avec la loi n° 2004-809 du 13 août 2004, les collèges et lycées deviennent propriétés de ces collectivités territoriales : l’accueil, la restauration, l’hébergement et l’entretien des établissements relèvent de la compétence de la collectivité, avec pour conséquence le transfert des personnels TOS.
-
Fiche pratique
Intervenir dans l’enseignement moral et civique (EMC) en 6e
Depuis les années 1980, le système éducatif subit à la fois la crise économique et la massification. Cela a notamment mis en avant le problème de l’éducation morale et civique des élèves lié en grande partie à des carences éducatives familiales dont les causes sont connues : individualisme, familles monoparentales, taux de chômage important, communautarisme, crise identitaire, crise de la social-démocratie, émergence d’une culture juvénile sous influence médiatique… Face à ces problèmes qui prennent à l’école des formes de violences et d’incivilités, l’institution scolaire a répondu par des dispositifs tels que l’heure de vie de classe, la démocratie représentative, le droit scolaire, l’éducation civique, juridique et sociale (ECJS). Cependant, dans les années 2000, les questions autour de la laïcité et le contexte géopolitique (montée de l’extrémisme, notamment de l’islamisme radical et du terrorisme) ont conduit l’État a réaffirmé le pacte républicain de l’École. Avec la loi sur la refondation de l’école (2013), l’éducation aux valeurs de la République devient primordiale. Mais cette fois-ci, le parcours citoyen ne doit pas être mis à la marge. Aussi, l’enseignement moral et civique (EMC) est une discipline à part entière qui a sa place dans les programmes du CP jusqu’à la terminale. Sa nouveauté réside dans le fait que cet enseignement ne doit pas être l’apanage du professeur d’histoire-géographie (même si son rôle est prépondérant). Si les enseignants des autres disciplines sont donc concernés par l’EMC, le CPE est vivement encouragé à y participer. Cette fiche, qui présente un retour d’expérience réalisée en collège, nous permet de voir quel rôle peut jouer et quelle place peut prendre un CPE dans l’EMC.
-
Fiche pratique
Le numérique éducatif au service du CPE
L’Éducation nationale se dote d’une stratégie visant à faire du numérique un facteur de réduction des inégalités (apprentissage, décrochage scolaire, potentiel créatif) pour préparer les élèves de demain : citoyens autonomes et responsables. La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 instaure la création d’un service public du numérique éducatif (art. 16). La transformation de l’école avec le numérique est engagée ; tous les acteurs sont mobilisés, y compris les personnels d’éducation. Dans le même temps, le référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation fait référence au numérique éducatif comme un élément de culture nécessaire à l’exercice de notre métier (titre 9) : pour la réussite des élèves, mais aussi pour favoriser les pratiques collaboratives entre les membres d’un établissement (adultes et élèves). Cette fiche dresse un panorama d’applications utiles qui visent à tirer le meilleur parti des outils, des ressources et des usages numériques et à développer les apprentissages collaboratifs, pour améliorer le fonctionnement du service vie scolaire et contribuer à l’éducation des élèves.
-
Fiche pratique
Se mobiliser contre le racisme dans le cadre de la semaine d’actions
Dans la conscience collective mondiale, la France est désignée par la métaphore de « pays des droits de l’homme », héritée du souffle de la Révolution qui répand sur l’Europe de la fin du XIXe deux idées maîtresses : les droits de l’homme et la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous restons fortement attachés à l’universalité des droits de l’homme et la lutte contre les discriminations reste un enjeu primordial des valeurs dispensées dans le creuset humaniste républicain. Le pouvoir institutionnel en fait un enjeu politique majeur et c’est dans cette projection que la Dilcra (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme) créée en 2012 a été placée depuis novembre 2014 sous l’autorité directe du Premier ministre. Le ministère de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche y joue pleinement son rôle en formalisant la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme qui a eu lieu cette année du 21 au 28 mars 2016.