Pascal Geneau
CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Coordinateur
Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.
Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.
Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.
Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.
Publications récentes
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Fiche pratique
Retour d’expérience : former les assistants d’éducation à des tâches spécifiques
Là où les formations pour les assistants d’éducation (AED) existent, leurs modalités sont particulières. En général, les formateurs sont le CPE et le chef d’établissement. Les participants sont souvent désignés par le chef d’établissement après avis du CPE. En principe, seuls un ou deux AED par établissement peuvent y participer car le nombre de places est limité. Dès lors, les bénéficiaires sont souvent choisis parmi les AED nouvellement recrutés ou parmi ceux qui connaissent le plus de difficultés dans l’exercice de leurs fonctions. Les CPE ont ainsi dû prendre en charge la formation de leurs AED comme ils le faisaient avec leurs surveillants. Cette pratique professionnelle a évolué avec le temps car, d’une part, le statut des maîtres d’internat comme celui des surveillants d’externat (MI-SE) a disparu après 2003 et, d’autre part, le profil des AED est plus hétérogène. Si les MI-SE étaient majoritairement des étudiants de moins de 30 ans, ce n’est pas le cas des AED et en particulier dans les villes éloignées des pôles universitaires. Ainsi, toute personne ayant le baccalauréat peut devenir AED (il faut avoir au moins 20 ans pour exercer en internat). Cette situation engendre des difficultés nouvelles (composition des équipes, modalités de recrutement, savoir-faire ou niveau de qualification, démission…) auxquelles les CPE essaient de répondre collectivement comme le montrent les thèmes consacrés à la gestion des AED en formation continue. Aussi, cette fiche consacrée à la formation des AED est un retour d’expérience qui s’est déroulée en 2014-2015 dans un collège de 400 élèves, classé en réseau d’éducation prioritaire (REP).
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Fiche pratique
Le conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL)
Le conseil des délégués pour la vie lycéenne (CVL) est un organisme spécifique aux lycées (tous types confondus), ainsi qu’aux établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA). Il appartient à la longue lignée des instances de représentation des élèves qui ont été mises en place, modifiées ou renforcées depuis 1991 au fil des mouvements de revendication lycéens, tels que ceux de 1990 ou de 1998. Le CVL a été mis en place initialement suite aux manifestations lycéennes de l’automne 1998, puis a ensuite évolué, comme en témoignent les différents textes officiels, les derniers en date en septembre 2016. Composition, fonctionnement et attributions : cette fiche fait le point sur cette instance.
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Fiche pratique
Retour d’expérience : gérer un collégien à la dérive
Le collège Romain-Rolland est situé en région parisienne. Il compte 600 élèves et une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa). Il est situé en réseau d’éducation prioritaire (REP). L’équipe de direction, solide, comprend un principal, une adjointe et deux CPE. C’est un établissement qui, malgré une forte proportion d’élèves issus de familles défavorisées (300 boursiers), fonctionne dans de bonnes conditions, notamment du fait de l’investissement soutenu de la majorité des personnels qui y exercent. L’environnement est composé d’une zone pavillonnaire et d’un grand ensemble au sein duquel se posent de réels problèmes de sécurité, dont se plaignent les résidents et les parents d’élèves.
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Fiche pratique
Le parcours citoyen
L’apprentissage de la citoyenneté par les élèves fait partie intégrante des objectifs de formation, aussi bien dans le cadre des enseignements (nouveau socle commun, éducation aux médias et à l’information, éducation morale et civique notamment) que dans celui de la vie scolaire (système représentatif, promotion de la laïcité, engagement et responsabilité). Héritier du « parcours civique » de 2004, le parcours citoyen s’inscrit dans le prolongement de la loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’école, mais, surtout, dans le cadre de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République consécutive aux attentats de 2015. Au collège et au lycée, sa mise en place implique la plupart des instances de l’établissement (conseil pédagogique, conseil d’administration, comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté, conseil de la vie lycéenne et conseil de la vie collégienne) et mobilise l’ensemble de l’équipe éducative, particulièrement le CPE (et l’équipe vie scolaire) dont le rôle dans ce domaine est particulièrement souligné aussi bien dans le référentiel des compétences professionnelles de 2013 que dans la lettre de missions de 2015.
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Fiche pratique
Participer aux activités péri-éducatives
Les activités péri-éducatives s’inscrivent directement dans les missions du conseiller principal d’éducation organisée par la circulaire de 1982. L’animation socio-éducative demeure le fer de lance de la pratique pédagogique du CPE et s’exerce dans le cadre de l’apprentissage de la citoyenneté par une initiation à la vie sociale. À côté des actions « classiques » de formation auprès des délégués ou d’autres dans le cadre du CESC, le CPE a la possibilité par ce biais de créer un lien social prégnant entre les élèves de l’établissement. Souvent délaissée du fait de l’aspect chronophage ou peu digne d’intérêt qu’elle paraît représenter, elle reste indéniablement le meilleur moyen de lutter contre le désœuvrement, source principale de troubles au sein des établissements, et donc d’activité de la gestion de l’urgence des CPE. Il apparaît donc sage d’investir dans un domaine qui n’est pas réservé au CPE, mais où son professionnalisme est reconnu dans le système éducatif. Quels sont les vecteurs utilisables par le CPE, et autres personnels, pour mettre en place des actions péri-éducatives ?
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Fiche pratique
Les relations avec les collectivités
La loi n° 82-213 du 2 mars 1982 a attribué de nouvelles compétences aux collectivités territoriales dans la gestion du système éducatif. La loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l’État a créé une nouvelle catégorie d’établissement public : l’établissement public local d’enseignement (EPLE), qui comprend les collèges et les lycées (article L. 421‑1 du Code de l’éducation). Le décret n° 85-924 du 30 août 1985 marque une nouvelle répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales. L’enseignement demeure un service public de l’État, les collectivités territoriales étant responsables de la construction, de la rénovation et de l’entretien des bâtiments et participant au fonctionnement des établissements : les collèges sont rattachés aux départements, les lycées aux régions. Avec la loi n° 2004-809 du 13 août 2004, les collèges et lycées deviennent propriétés de ces collectivités territoriales : l’accueil, la restauration, l’hébergement et l’entretien des établissements relèvent de la compétence de la collectivité, avec pour conséquence le transfert des personnels TOS.
