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L'essentiel par l'éditeur
La protection fonctionnelle garantit aux élus une défense juridique et une indemnisation en cas de menaces ou poursuites liées à leurs fonctions. Elle s'applique si les attaques sont en lien avec l'exercice des fonctions et ne relèvent pas d'une faute personnelle détachable. La collectivité doit prendre en charge les frais de défense et peut se subroger aux droits de l'élu pour récupérer les sommes versées. Un refus de protection sans motif d'intérêt général est illégal et peut engager la responsabilité de la collectivité.
En vertu de l’article L. 2123-34 du Code général des collectivités territoriales applicable aux EPCI, par renvoi des articles L. 5211-15 et L. 5214-8 du CGCT, « la commune est tenue d’accorder sa protection au maire, à l’élu municipal le suppléant ou ayant reçu une délégation ou à l’un de ces élus ayant cessé ses fonctions lorsque celui-ci fait l’objet de poursuites pénales à l’occasion de faits qui n’ont pas le caractère de faute détachable de l’exercice de ses fonctions. La commune est également tenue d’accorder sa protection aux personnes mentionnées audit deuxième alinéa qui sont mises en cause pénalement en raison de tels faits et qui ne font pas l’objet des poursuites mentionnées au même deuxième alinéa ou qui font l’objet de mesures...
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