WEKA Assistant IA

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Optimisation des délais grâce à l’IA dans le secteur public
À titre d’exemples, la direction des achats de l’État anticipe plus de 60 % de gains de temps pour les acheteurs publics, dans la recherche et l’intégration des fournisseurs, tandis que la direction des affaires juridiques des ministères économiques et financiers a divisé par deux le temps consacré à la recherche documentaire, détaille le rapport de 700 pages.
L’IA peut aussi aider « certains secteurs de l’administration dans lesquels on a du mal à répondre en temps et heure à l’ensemble des sollicitations de la part des citoyens », a expliqué à l’AFP Pierre Cunéo, inspecteur général des finances et coauteur du rapport.
Ainsi, l’utilisation d’un outil d’IA par les fonctionnaires pour la plateforme « Service Public + » a permis de réduire les délais de réponse de 19 à 3 jours en moyenne, tandis que les chatbots conversationnels des services municipaux ont diminué significativement les pertes d’appels, souligne l’étude.
Les administrations publiques sont toutefois confrontées, comme les entreprises privées, au défi de la généralisation de son usage. Cela est notamment lié au fait que jusqu’à 40 % des fonctionnaires utilisent l’IA de façon spontanée et non encadrée, souligne le rapport. Pour sortir de cet usage clandestin, le rapport préconise une mise à disposition à l’ensemble des agents publics d’outils d’IA généraliste sécurisés.
Déploiement de l’Assistant IA
Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel a déjà annoncé mi-juin 2026 qu’environ un million d’agents de la fonction publique de l’État (sur 2,6 millions au total) allaient désormais bénéficier d’un outil d’IA baptisé « l’Assistant », alimenté par les modèles de la start-up d’intelligence artificielle française Mistral.
L’Inspection générale des finances (IGF) remarque par ailleurs de fortes disparités entre les ministères (de 0 à 74 projets conduits selon le ministère considéré) et au sein des collectivités territoriales, 90 % des métropoles étant engagées dans des projets IA contre 27 % des petites communes.
Enfin, un élargissement de l’adoption de l’IA se heurte à des contraintes financières. « Les financements se caractérisent par leur faible niveau par rapport aux grandes entreprises et par leur fragmentation du fait d’un pilotage et d’une gouvernance insuffisamment structurés » pointe le rapport.
Entre 2023 et 2025, la direction interministérielle du numérique a engagé 8,7 millions d’euros sur l’IA, les ministères 26,2 millions d’euros et France Travail 18,7 millions d’euros, rapporte l’IGF.
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