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L'essentiel par l'éditeur
La suspension conservatoire d'un agent public est justifiée par une faute grave ou une infraction de droit commun, même présumée, mais doit être étayée par des preuves suffisantes. La suspension prend effet dès notification et doit être formalisée par arrêté. Elle n'est pas rétroactive et ne nécessite pas de motivation. L'agent conserve ses droits et rémunérations pendant 4 mois, après quoi il est réintégré sauf poursuites pénales. La suspension ne rompt pas le lien avec l'administration.
L’agent doit avoir commis une infraction de droit commun ou avoir manqué gravement à ses obligations professionnelles, mais une présomption de faute peut suffire. Cependant, les faits doivent être suffisamment vraisemblables et être étayés par certaines pièces du dossier pour justifier la mesure de suspension. En cas de recours, le juge administratif vérifiera que le fonctionnaire suspendu avait bien commis une faute grave et appréciera le caractère suffisant de gravité. Dans le cas contraire, la suspension prononcée en l’absence de faute graveest entachée d’une illégalité qui ouvre un droit à indemnisation.
Décision de la CAA de Paris n° 03PA04251 du 17 octobre 2006
« Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que l’arrêté attaqué du directeur de l’Académie de...
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