Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Élodie Evain est assistante socio-éducative au sein d’un centre hospitalier public dans le Rhône.
Elle y exerce principalement ses fonctions auprès d’un public vieillissant et en perte d’autonomie, au sein d’un service de médecine polyvalente.
Forte d’une expérience de près de dix ans dans l’accompagnement social et la relation d’aide, elle a également œuvré en milieu associatif, dans le domaine de l’urgence sociale, de l’hébergement et de la précarité.
Elle a notamment accompagné des personnes dans leur parcours d’accès aux droits et au logement, intervenant en centre d’hébergement d’urgence, en résidence sociale et en pension de famille.
Animée par un profond intérêt pour les relations humaines, Élodie Evain inscrit sa pratique dans une approche respectueuse de la dignité et des droits des personnes.
L’écriture constitue pour elle un prolongement de cet engagement professionnel, permettant à la fois de prendre du recul sur les pratiques et de contribuer à une réflexion collective.
Son objectif est de participer à une dynamique d’amélioration continue de la qualité de la prise en charge et de faire évoluer les regards et les pratiques au sein du champ social et médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 31 août 2026
Les enjeux pratiques de la protection des majeurs vulnérables en Ehpad
L’entrée en Ehpad intervient, souvent, dans un contexte de fragilisation : perte d’autonomie, troubles cognitifs, isolement, difficultés financières, sortie d’hospitalisation, c’est une période de rupture avec le domicile. Dans certains cas, les résidents bénéficient d’une mesure de protection juridique : tutelle, curatelle ou d’une habilitation familiale. Pour les professionnels, la présence d’une mesure de protection peut susciter de nombreuses interrogations : qui peut décider ? Qui peut signer ? Quelle place accorder à la famille ? Quand solliciter le mandataire ? Le résident peut-il encore décider seul ? Que faire lorsqu’il refuse un soin ou une proposition d’accompagnement ? Ces questions sont d’autant plus importantes que la protection juridique d’un majeur ne signifie pas la disparition de ses droits. La réforme, avec la loi n° 2007-308 du 5 mars 2007, a renouvelé l’approche de la protection juridique en consacrant les principes de nécessité, de subsidiarité et de proportionnalité, ainsi que le respect des droits et libertés de la personne protégée. Dans ce cadre, l’enjeu pour les professionnels n’est pas de connaître les différentes mesures de protection, mais de savoir comment les traduire dans les pratiques quotidiennes. La présence d’un mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) ne dessaisit pas l’Ehpad de ses responsabilités d’accompagnement, de soins et de respect des droits de la personne. Inversement, le MJPM n’a pas vocation à se substituer aux professionnels dans les actes relevant du soin ou de l’organisation quotidienne de la vie en Ehpad. Comment protéger une personne vulnérable tout en continuant à reconnaître sa capacité à être actrice de sa vie ? Cette réflexion conduit à s’intéresser successivement au cadre de la protection juridique, aux conséquences concrètes dans la vie quotidienne du résident, puis à la nécessaire coopération entre les professionnels de l’établissement, le mandataire et la famille.
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Fiche pratique 31 août 2026
Le respect des droits et des libertés des personnes âgées en Ehpad
Le respect des droits et des libertés des personnes âgées constitue un principe fondamental de toute politique d’accompagnement, de soins et de prise en charge médico-sociale. Le vieillissement, la perte d’autonomie ou l’entrée en Ehpad ne remettent pas en cause la qualité de citoyen et de sujet de droit de la personne âgée. Les situations de vulnérabilité imposent une attention particulière pour garantir la dignité, l’intégrité, l’autonomie décisionnelle et la participation effective de la personne à toutes les décisions qui la concernent. Le cadre juridique français repose principalement sur la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, codifiée au sein du Code de l’action sociale et des familles. Il reconnaît le droit au respect de la dignité, de la vie privée, de l’intimité, de la liberté d’aller et venir, du libre choix et du consentement éclairé. Ces droits sont renforcés par les dispositions du Code de la santé publique relatives à l’information du patient, à la personne de confiance et aux directives anticipées, ainsi que par la Charte des droits et libertés de la personne accueillie. Par ailleurs, la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement (dite « loi AVS »), a réaffirmé les droits et libertés des âgés en renforçant la procédure de recueil du consentement à l’entrée en Ehpad, en permettant aux personnes âgées de désigner une personne de confiance dans le cas où elles rencontreraient des difficultés dans la connaissance et la compréhension de leurs droits ou en renforçant l’intégrité physique et la sécurité des personnes âgées dans les maisons de retraites, tout en respectant leurs droits. Les évolutions des politiques publiques ont renforcé cette exigence avec la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie. Elle marque une étape importante en réaffirmant la nécessité de mieux protéger la vie privée et familiale des personnes âgées, de prévenir les situations de maltraitance et de garantir l’effectivité des droits dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Pour les Ehpad, ces principes ne relèvent pas uniquement d’une obligation éthique ; ils constituent désormais un véritable enjeu de qualité et de gestion des risques. Garantir les droits et les libertés des résidents suppose une organisation institutionnelle adaptée, des procédures respectueuses du consentement, une participation active des personnes accueillies et une culture professionnelle fondée sur la bientraitance. Il s’agit ainsi de concilier la sécurité nécessaire à l’accompagnement de personnes souvent fragilisées avec le maintien, autant que possible, de leur autonomie, de leurs choix de vie et de leurs liens sociaux et familiaux.
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Fiche pratique 1 juin 2026
Le recueil du consentement du résident en Ehpad : de l’obligation légale à l’amélioration continue de l’accompagnement
Le recueil du consentement en Ehpad présente des particularités liées au profil des résidents. La vulnérabilité, la perte d’autonomie et la fréquence des troubles cognitifs, notamment dans les pathologies neurodégénératives, viennent complexifier l’expression d’un consentement libre et éclairé. Le recueil du consentement de la personne âgée en Ehpad constitue aujourd’hui un enjeu central de l’accompagnement médico-social. À la croisée des exigences juridiques, des impératifs éthiques et des réalités de terrain, il traduit une évolution majeure : le passage d’une logique de prise en charge à une logique d’accompagnement centrée sur la personne. Toutefois, la recherche de consentement se heurte à des situations complexes, marquées par la vulnérabilité, la dépendance et parfois l’altération des capacités cognitives des résidents. Dès lors que la personne âgée présente une perte d’autonomie, le recueil du consentement apparaît difficile à réaliser lorsqu’une décision doit être prise : choix d’un lieu de vie, mais aussi acceptation d’un examen complémentaire, d’un soin ou d’un traitement particulier, choix entre plusieurs solutions thérapeutiques, etc. Garantir un consentement libre et éclairé ne peut se réduire à une obligation formelle : il s’agit d’un processus dynamique, qui engage les professionnels dans une démarche constante d’adaptation et d’amélioration des pratiques. Dans cette perspective, le recueil du consentement apparaît non seulement comme un droit fondamental, mais également comme un levier d’amélioration continue de la qualité de la prise en charge en Ehpad. Les institutions telles que les Ehpad étaient donc considérées (elles le sont encore parfois) comme « maltraitantes passives », malgré la mise en place des outils de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale qui « mettait le résident au cœur du dispositif ». La loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 d’adaptation de la société au vieillissement, dite « loi ASV », a réaffirmé les droits et libertés des personnes âgées, notamment ceux des résidents en Ehpad, en particulier sur le recueil du consentement, et a apporté des réponses qu’il convient aujourd’hui de mettre en place.
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Fiche pratique 1 octobre 2025
Élaborer un dossier de demandes auprès de la MDPH : finalités et mode d’emploi
La loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées vient simplifier les demandes de compensation du handicap. Le maillage territorial est plus uniformisé, les procédures sont simplifiées, les handicaps mieux évalués, mieux reconnus. Les professionnels tels que les travailleurs sociaux, médecins, mandataires judiciaires sont amenés à accompagner les personnes en situation de handicap à déposer leur dossier auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ceci tout au long du processus d’évaluation de ce dernier. En 20 ans, les procédures ont évolué, mais le dossier peut vite devenir un labyrinthe administratif. Il s’agit d’un dossier unique, identique sur l’ensemble du territoire national, pour les enfants et les adultes, avec une multitude d’items constitutifs de la sphère sociale, scolaire, professionnelle, du logement… Cette fiche présente le mécanisme ainsi que le parcours d’une demande auprès de la MDPH afin de cibler au mieux les besoins initiaux du demandeur.
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Fiche pratique 1 octobre 2025
Orienter vers un appartement de coordination thérapeutique (ACT) : « Un chez soi d’abord »
Le logement est un droit fondamental. Naturellement, il devient un levier d’insertion pour les personnes en situation de grande fragilité. Les appartements de coordination thérapeutique (ACT), définis par le Code de l’action sociale et des familles (CASF), ont vocation à héberger à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale nécessitant des soins et un suivi médical en optimisant la prise en charge médicale, psychologique et sociale, par la mise en œuvre d’une coordination globale. Inspirés du principe du Housing first, qui a fait ses preuves outre-Atlantique, les appartements de coordination thérapeutique « Un chez soi d’abord » proposent un dispositif différent de celui des ACT classiques. Il s’agit d’un programme innovant proposant aux personnes sans abri présentant un trouble psychique sévère un logement sans condition. Expérimenté dans plusieurs grandes villes de France dès 2011, il s’inscrit désormais dans les politiques publiques, au travers du CASF, depuis 2016 (D. n° 2016-1940, 28 déc. 2016). Le programme « Un chez soi d’abord » répond à un besoin réel conforme aux orientations générales des politiques publiques en faveur des publics ciblés et apporte une plus-value en comparaison avec l’offre sanitaire, sociale et médico-sociale existante. Tout en rappelant le principe général des ACT en hébergement, cette fiche se concentre sur le dispositif « Un chez soi d’abord » qui tend à se développer de plus en plus dans les années à venir sur l’ensemble du territoire national.
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Fiche pratique 1 octobre 2025
La demande d’orientation vers un établissement médico-social pour adultes auprès de la MDPH
Alors que les profils et les parcours des personnes en situation de handicap sont de plus en plus complexes, les places en institution de plus en plus rares, la présente fiche propose un tour d’horizon des types d’établissements médico-sociaux pour adultes, leurs modalités d’accueil ainsi que les conditions pour y prétendre. L’objectif est de permettre aux différents acteurs de gagner du temps dans leurs démarches et de maîtriser les enjeux d’une orientation vers un établissement médico-social. En France, les établissements et services sociaux et médico-sociaux sont juridiquement définis au I de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles. Les établissements médico-sociaux tels que les foyers d’accueil médicalisés (FAM), les maisons d’accueil spécialisées (MAS) ou encore les accueils de jour, sont définis par l’alinéa 7 : « les établissements et les services, y compris les foyers d’accueil médicalisé, qui accueillent des personnes handicapées, quel que soit leur degré de handicap ou leur âge, ou des personnes atteintes de pathologies chroniques, qui leur apportent à domicile une assistance dans les actes quotidiens de la vie, des prestations de soins ou une aide à l’insertion sociale ou bien qui leur assurent un accompagnement médico-social en milieu ouvert ». Cette fiche se concentre sur la procédure de demande de place au sein de ces établissements.