Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Élodie Evain est assistante socio-éducative au sein d’un centre hospitalier public dans le Rhône.
Elle y exerce principalement ses fonctions auprès d’un public vieillissant et en perte d’autonomie, au sein d’un service de médecine polyvalente.
Forte d’une expérience de près de dix ans dans l’accompagnement social et la relation d’aide, elle a également œuvré en milieu associatif, dans le domaine de l’urgence sociale, de l’hébergement et de la précarité.
Elle a notamment accompagné des personnes dans leur parcours d’accès aux droits et au logement, intervenant en centre d’hébergement d’urgence, en résidence sociale et en pension de famille.
Animée par un profond intérêt pour les relations humaines, Élodie Evain inscrit sa pratique dans une approche respectueuse de la dignité et des droits des personnes.
L’écriture constitue pour elle un prolongement de cet engagement professionnel, permettant à la fois de prendre du recul sur les pratiques et de contribuer à une réflexion collective.
Son objectif est de participer à une dynamique d’amélioration continue de la qualité de la prise en charge et de faire évoluer les regards et les pratiques au sein du champ social et médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 4 février 2025
Travailler avec l’association Cultures du Cœur
Créée en 1998, l’association Cultures du Cœur voit le jour dans la continuité de la loi du 29 juillet 1998, dite loi de lutte contre les exclusions, qui reconnaît, entre autres, l’accès à la culture comme un droit pour tous. Presque trente ans plus tard, les inégalités d’accès sont liées à la catégorie sociale et aux conditions de vie des personnes. Cultures du Cœur défend l’accès à la culture comme droit fondamental tel qu’il est inscrit dans l’article 5 de la Déclaration des droits culturels de Fribourg de 2007 (accès et participation à la vie culturelle). Elle œuvre pour l’inclusion sociale des personnes démunies en favorisant leur accès aux pratiques culturelles, sportives et de loisirs. L’action de l’association est possible grâce aux structures relais présentes dans 50 territoires : elle anime un véritable réseau avec plus de 10 000 partenaires culturels, sportifs et sociaux. Chaque année, ce sont plus de 350 000 invitations distribuées, grâce notamment aux structures relais. Comment devenir une structure relais ? Comment procéder à la mise en place d’une action Cultures du Cœur ? Cette fiche vous permet de procéder, étape après étape.
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Fiche pratique 4 février 2025
Organiser la découverte d’un lieu culturel pour favoriser l’insertion sociale
L’accès à la culture est un enjeu national, reconnu par les Nations unies en 1946, mais également dans le cadre de la loi du 29 juillet 1998, relative à la lutte contre les exclusions (L. n° 98-657 du 29 juillet 1998). L’article 140 vient promouvoir l’accès à la culture et aux loisirs comme un outil de lutte contre les exclusions. L’accès à la culture devient alors un véritable levier d’accompagnement social et un outil pour les travailleurs sociaux des structures d’insertion. Vous souhaitez organiser une action d’insertion par la découverte d’un lieu culturel ? Avant de mettre en place ce type d’action, il convient : d’établir un diagnostic de territoire :définir les problématiques sociales et les besoins du public visé, recenser les lieux culturels susceptibles de proposer un partenariat pour l’insertion ; d’identifier la plus-value des actions de découverte culturelle dans le cadre du parcours d’insertion :définir les objectifs principaux et secondaires, permettre l’implication des publics et les accompagner dans la construction du projet.
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Fiche pratique
Les aides financières en Ehpad
Le financement des Ehpad peut être décomposé en trois catégories : le budget « soins » financé exclusivement par l’assurance maladie et en dehors des résidents ; le budget « hébergement à la charge des résidents » ; le budget « dépendance », partiellement financé par le conseil départemental en fonction du degré de dépendance du résident. Cependant, ce dernier doit tout de même en payer une partie, appelée ticket modérateur, équivalent au tarif dépendance GIR 5-6. L’aspect financier est très souvent un frein à l’entrée en Ehpad pour les usagers et leurs familles. Le tarif hébergement et le tarif dépendance ne sont pas soumis aux mêmes aides ni aux mêmes organismes. Les tarifs évoluent chaque année, encadrés par certaines réglementations et selon les prestations proposées par les établissements. À toutes les étapes de la vie, des aides financières existent pour aider les personnes aux revenus plus modestes (accéder aux soins, se maintenir dans un logement, financer des études, se chauffer…), et l’entrée en Ehpad ne déroge pas à cette règle. Le système de protection sociale a mis en place des aides légales, soumises à certaines conditions (âge, ressources, dépendance). Depuis quelques années, de nouvelles aides apparaissent, extralégales, soumises à des cotisations auprès d’organismes privés, de contrats d’assurance, de prévoyance ou de complémentaire retraite. Dans les méandres administratifs que représentent certaines démarches, l’entrée en établissement nécessite une veille et une information accrue vis-à-vis des dispositifs existants.
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Fiche pratique
L’entrée et la vie en Ehpad, comment maintenir les liens familiaux ?
L’entrée en Ehpad est souvent une étape sensible pour la personne âgée, pour sa famille, mais aussi pour les soignants et le personnel de l’Ehpad. Ce moment demande une grande adaptabilité de la part de tous les acteurs. Pour les familles, la culpabilité, l’absence de repères, les difficultés pour comprendre le nouvel environnement, sont autant d’étapes à franchir pour se sentir complétement sereines. L’enjeu est de taille, car les scandales liés à certains établissements, puis la crise sanitaire, ont privé certaines familles de visites et créé un climat de méfiance et d’inquiétude à l’égard des institutions médico-sociales pour personnes âgées. À qui confient-ils leurs parents ? Pour les équipes soignantes, accueillir une personne âgée au sein d’un Ehpad c’est aussi accueillir sa famille et ses proches. Comment trouver un juste équilibre entre, d’une part, l’intégration des familles et, d’autre part, le nécessaire fonctionnement de l’institution et la préservation des droits des résidents ? Quelle place laissons-nous aux familles ? Quelles relations entretenons-nous avec elles ? Que comprenons-nous des familles que nous désignons comme pénibles, procédurières ?
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Fiche pratique
Le secret professionnel et le partage d’informations au sein des établissements médico-sociaux
Les personnes qui travaillent en établissements médico-sociaux sont soumises à une double contrainte : d’une part respecter l’intimité et la vie privée des usagers, des résidents, d’autre part travailler en équipe, voire en réseau, pour une prise en charge de meilleure qualité. Jusqu’où, et dans quelles conditions, les personnels peuvent-ils s’exprimer en étant tenus au secret professionnel ? Le secret professionnel a été instauré pour protéger les personnes, il est une obligation pour le professionnel. Néanmoins, un certain nombre d’amalgames demeurent, et génèrent des débats au sein d’une même institution. Qui est soumis au secret professionnel ? Est-ce que la discrétion professionnelle et le secret professionnel couvrent les mêmes notions ? Dans quelles conditions le secret peut-il être levé ? Comment travailler en équipe pluridisciplinaire et dans l’intérêt de l’usager si certaines informations le concernant ne peuvent pas être révélées ? Toutes ces questions trouvent leurs réponses dans le cadre légal, que ce soit dans le Code pénal, le Code d’action sociale et des familles ou encore le Code général de la fonction publique.
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Fiche pratique
Directives anticipées et fin de vie en Ehpad : une approche pluridisciplinaire
Rédiger ses directives anticipées est un droit que tout citoyen doit connaître et peut exercer depuis la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite « loi Leonetti ». Informer les patients de ce droit est de la responsabilité des professionnels de santé et du secteur médico-social et social. L’entrée en Ehpad peut être un moment décisif pour les personnes et leurs familles. Le vieillissement, la perte d’autonomie, la maladie sont autant de réalités qui permettent aux personnes et à leur famille d’évoquer la fin de vie. Néanmoins, l’ensemble des professionnels du secteur ne sont pas au fait des procédures, par manque de temps ou d’informations à ce sujet. Dès lors, les résidents, tout comme leurs familles, ne sont pas toujours informés et manquent parfois d’accompagnement. Dans un contexte où l’accompagnement vers la fin de vie est un débat sociétal, il convient de mieux comprendre ce que sont des directives anticipées, afin que les professionnels de santé, mais également du secteur médico-social, puissent informer les personnes et les accompagner au mieux selon leurs souhaits. L’accompagnement du résident dans la réflexion et la rédaction de ses directives anticipées concerne tous les professionnels.