Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Élodie Evain est assistante socio-éducative au sein d’un centre hospitalier public dans le Rhône.
Elle y exerce principalement ses fonctions auprès d’un public vieillissant et en perte d’autonomie, au sein d’un service de médecine polyvalente.
Forte d’une expérience de près de dix ans dans l’accompagnement social et la relation d’aide, elle a également œuvré en milieu associatif, dans le domaine de l’urgence sociale, de l’hébergement et de la précarité.
Elle a notamment accompagné des personnes dans leur parcours d’accès aux droits et au logement, intervenant en centre d’hébergement d’urgence, en résidence sociale et en pension de famille.
Animée par un profond intérêt pour les relations humaines, Élodie Evain inscrit sa pratique dans une approche respectueuse de la dignité et des droits des personnes.
L’écriture constitue pour elle un prolongement de cet engagement professionnel, permettant à la fois de prendre du recul sur les pratiques et de contribuer à une réflexion collective.
Son objectif est de participer à une dynamique d’amélioration continue de la qualité de la prise en charge et de faire évoluer les regards et les pratiques au sein du champ social et médico-social.
Publications récentes
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Fiche pratique 1 octobre 2025
La demande d’orientation vers un établissement médico-social pour adultes auprès de la MDPH
Alors que les profils et les parcours des personnes en situation de handicap sont de plus en plus complexes, les places en institution de plus en plus rares, la présente fiche propose un tour d’horizon des types d’établissements médico-sociaux pour adultes, leurs modalités d’accueil ainsi que les conditions pour y prétendre. L’objectif est de permettre aux différents acteurs de gagner du temps dans leurs démarches et de maîtriser les enjeux d’une orientation vers un établissement médico-social. En France, les établissements et services sociaux et médico-sociaux sont juridiquement définis au I de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles. Les établissements médico-sociaux tels que les foyers d’accueil médicalisés (FAM), les maisons d’accueil spécialisées (MAS) ou encore les accueils de jour, sont définis par l’alinéa 7 : « les établissements et les services, y compris les foyers d’accueil médicalisé, qui accueillent des personnes handicapées, quel que soit leur degré de handicap ou leur âge, ou des personnes atteintes de pathologies chroniques, qui leur apportent à domicile une assistance dans les actes quotidiens de la vie, des prestations de soins ou une aide à l’insertion sociale ou bien qui leur assurent un accompagnement médico-social en milieu ouvert ». Cette fiche se concentre sur la procédure de demande de place au sein de ces établissements.
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Fiche pratique 1 octobre 2025
Orienter vers un appartement de coordination thérapeutique (ACT) : « Un chez soi d’abord »
Le logement est un droit fondamental. Naturellement, il devient un levier d’insertion pour les personnes en situation de grande fragilité. Les appartements de coordination thérapeutique (ACT), définis par le Code de l’action sociale et des familles (CASF), ont vocation à héberger à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale nécessitant des soins et un suivi médical en optimisant la prise en charge médicale, psychologique et sociale, par la mise en œuvre d’une coordination globale. Inspirés du principe du Housing first, qui a fait ses preuves outre-Atlantique, les appartements de coordination thérapeutique « Un chez soi d’abord » proposent un dispositif différent de celui des ACT classiques. Il s’agit d’un programme innovant proposant aux personnes sans abri présentant un trouble psychique sévère un logement sans condition. Expérimenté dans plusieurs grandes villes de France dès 2011, il s’inscrit désormais dans les politiques publiques, au travers du CASF, depuis 2016 (D. n° 2016-1940, 28 déc. 2016). Le programme « Un chez soi d’abord » répond à un besoin réel conforme aux orientations générales des politiques publiques en faveur des publics ciblés et apporte une plus-value en comparaison avec l’offre sanitaire, sociale et médico-sociale existante. Tout en rappelant le principe général des ACT en hébergement, cette fiche se concentre sur le dispositif « Un chez soi d’abord » qui tend à se développer de plus en plus dans les années à venir sur l’ensemble du territoire national.
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Fiche pratique 1 octobre 2025
Élaborer un dossier de demandes auprès de la MDPH : finalités et mode d’emploi
La loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées vient simplifier les demandes de compensation du handicap. Le maillage territorial est plus uniformisé, les procédures sont simplifiées, les handicaps mieux évalués, mieux reconnus. Les professionnels tels que les travailleurs sociaux, médecins, mandataires judiciaires sont amenés à accompagner les personnes en situation de handicap à déposer leur dossier auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ceci tout au long du processus d’évaluation de ce dernier. En 20 ans, les procédures ont évolué, mais le dossier peut vite devenir un labyrinthe administratif. Il s’agit d’un dossier unique, identique sur l’ensemble du territoire national, pour les enfants et les adultes, avec une multitude d’items constitutifs de la sphère sociale, scolaire, professionnelle, du logement… Cette fiche présente le mécanisme ainsi que le parcours d’une demande auprès de la MDPH afin de cibler au mieux les besoins initiaux du demandeur.
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Fiche pratique 4 février 2025
Travailler avec l’association Cultures du Cœur
Créée en 1998, l’association Cultures du Cœur voit le jour dans la continuité de la loi du 29 juillet 1998, dite loi de lutte contre les exclusions, qui reconnaît, entre autres, l’accès à la culture comme un droit pour tous. Presque trente ans plus tard, les inégalités d’accès sont liées à la catégorie sociale et aux conditions de vie des personnes. Cultures du Cœur défend l’accès à la culture comme droit fondamental tel qu’il est inscrit dans l’article 5 de la Déclaration des droits culturels de Fribourg de 2007 (accès et participation à la vie culturelle). Elle œuvre pour l’inclusion sociale des personnes démunies en favorisant leur accès aux pratiques culturelles, sportives et de loisirs. L’action de l’association est possible grâce aux structures relais présentes dans 50 territoires : elle anime un véritable réseau avec plus de 10 000 partenaires culturels, sportifs et sociaux. Chaque année, ce sont plus de 350 000 invitations distribuées, grâce notamment aux structures relais. Comment devenir une structure relais ? Comment procéder à la mise en place d’une action Cultures du Cœur ? Cette fiche vous permet de procéder, étape après étape.
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Fiche pratique 4 février 2025
Organiser la découverte d’un lieu culturel pour favoriser l’insertion sociale
L’accès à la culture est un enjeu national, reconnu par les Nations unies en 1946, mais également dans le cadre de la loi du 29 juillet 1998, relative à la lutte contre les exclusions (L. n° 98-657 du 29 juillet 1998). L’article 140 vient promouvoir l’accès à la culture et aux loisirs comme un outil de lutte contre les exclusions. L’accès à la culture devient alors un véritable levier d’accompagnement social et un outil pour les travailleurs sociaux des structures d’insertion. Vous souhaitez organiser une action d’insertion par la découverte d’un lieu culturel ? Avant de mettre en place ce type d’action, il convient : d’établir un diagnostic de territoire :définir les problématiques sociales et les besoins du public visé, recenser les lieux culturels susceptibles de proposer un partenariat pour l’insertion ; d’identifier la plus-value des actions de découverte culturelle dans le cadre du parcours d’insertion :définir les objectifs principaux et secondaires, permettre l’implication des publics et les accompagner dans la construction du projet.
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Fiche pratique 2 septembre 2024
Les aides financières en Ehpad
Le financement des Ehpad peut être décomposé en trois catégories : le budget « soins » financé exclusivement par l’assurance maladie et en dehors des résidents ; le budget « hébergement à la charge des résidents » ; le budget « dépendance », partiellement financé par le conseil départemental en fonction du degré de dépendance du résident. Cependant, ce dernier doit tout de même en payer une partie, appelée ticket modérateur, équivalent au tarif dépendance GIR 5-6. L’aspect financier est très souvent un frein à l’entrée en Ehpad pour les usagers et leurs familles. Le tarif hébergement et le tarif dépendance ne sont pas soumis aux mêmes aides ni aux mêmes organismes. Les tarifs évoluent chaque année, encadrés par certaines réglementations et selon les prestations proposées par les établissements. À toutes les étapes de la vie, des aides financières existent pour aider les personnes aux revenus plus modestes (accéder aux soins, se maintenir dans un logement, financer des études, se chauffer…), et l’entrée en Ehpad ne déroge pas à cette règle. Le système de protection sociale a mis en place des aides légales, soumises à certaines conditions (âge, ressources, dépendance). Depuis quelques années, de nouvelles aides apparaissent, extralégales, soumises à des cotisations auprès d’organismes privés, de contrats d’assurance, de prévoyance ou de complémentaire retraite. Dans les méandres administratifs que représentent certaines démarches, l’entrée en établissement nécessite une veille et une information accrue vis-à-vis des dispositifs existants.
