Élodie Evain

Élodie Evain

Élodie Evain

Assistante socio-éducative au sein d’un centre hospitalier public dans le Rhône

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Élodie Evain est assistante socio-éducative au sein d’un centre hospitalier public dans le Rhône.

Elle y exerce principalement ses fonctions auprès d’un public vieillissant et en perte d’autonomie, au sein d’un service de médecine polyvalente.

Forte d’une expérience de près de dix ans dans l’accompagnement social et la relation d’aide, elle a également œuvré en milieu associatif, dans le domaine de l’urgence sociale, de l’hébergement et de la précarité.

Elle a notamment accompagné des personnes dans leur parcours d’accès aux droits et au logement, intervenant en centre d’hébergement d’urgence, en résidence sociale et en pension de famille.

Animée par un profond intérêt pour les relations humaines, Élodie Evain inscrit sa pratique dans une approche respectueuse de la dignité et des droits des personnes.

L’écriture constitue pour elle un prolongement de cet engagement professionnel, permettant à la fois de prendre du recul sur les pratiques et de contribuer à une réflexion collective.

Son objectif est de participer à une dynamique d’amélioration continue de la qualité de la prise en charge et de faire évoluer les regards et les pratiques au sein du champ social et médico-social.

Publications récentes

  • Fiche pratique 1 juin 2026

    Le recueil du consentement du résident en Ehpad : de l’obligation légale à l’amélioration continue de l’accompagnement

    Le recueil du consentement en Ehpad présente des particularités liées au profil des résidents. La vulnérabilité, la perte d’autonomie et la fréquence des troubles cognitifs, notamment dans les pathologies neurodégénératives, viennent complexifier l’expression d’un consentement libre et éclairé. Le recueil du consentement de la personne âgée en Ehpad constitue aujourd’hui un enjeu central de l’accompagnement médico-social. À la croisée des exigences juridiques, des impératifs éthiques et des réalités de terrain, il traduit une évolution majeure : le passage d’une logique de prise en charge à une logique d’accompagnement centrée sur la personne. Toutefois, la recherche de consentement se heurte à des situations complexes, marquées par la vulnérabilité, la dépendance et parfois l’altération des capacités cognitives des résidents. Dès lors que la personne âgée présente une perte d’autonomie, le recueil du consentement apparaît difficile à réaliser lorsqu’une décision doit être prise : choix d’un lieu de vie, mais aussi acceptation d’un examen complémentaire, d’un soin ou d’un traitement particulier, choix entre plusieurs solutions thérapeutiques, etc. Garantir un consentement libre et éclairé ne peut se réduire à une obligation formelle : il s’agit d’un processus dynamique, qui engage les professionnels dans une démarche constante d’adaptation et d’amélioration des pratiques. Dans cette perspective, le recueil du consentement apparaît non seulement comme un droit fondamental, mais également comme un levier d’amélioration continue de la qualité de la prise en charge en Ehpad. Les institutions telles que les Ehpad étaient donc considérées (elles le sont encore parfois) comme « maltraitantes passives », malgré la mise en place des outils de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale qui « mettait le résident au cœur du dispositif ». La loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 d’adaptation de la société au vieillissement, dite « loi ASV », a réaffirmé les droits et libertés des personnes âgées, notamment ceux des résidents en Ehpad, en particulier sur le recueil du consentement, et a apporté des réponses qu’il convient aujourd’hui de mettre en place.

    #ehpad #traitement des personnes âgées
  • Fiche pratique 1 octobre 2025

    Élaborer un dossier de demandes auprès de la MDPH : finalités et mode d’emploi

    La loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées vient simplifier les demandes de compensation du handicap. Le maillage territorial est plus uniformisé, les procédures sont simplifiées, les handicaps mieux évalués, mieux reconnus.  Les professionnels tels que les travailleurs sociaux, médecins, mandataires judiciaires sont amenés à accompagner les personnes en situation de handicap à déposer leur dossier auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ceci tout au long du processus d’évaluation de ce dernier. En 20 ans, les procédures ont évolué, mais le dossier peut vite devenir un labyrinthe administratif. Il s’agit d’un dossier unique, identique sur l’ensemble du territoire national, pour les enfants et les adultes, avec une multitude d’items constitutifs de la sphère sociale, scolaire, professionnelle, du logement… Cette fiche présente le mécanisme ainsi que le parcours d’une demande auprès de la MDPH afin de cibler au mieux les besoins initiaux du demandeur.

    #handicap #personne handicapée
  • Fiche pratique 1 octobre 2025

    Orienter vers un appartement de coordination thérapeutique (ACT) : « Un chez soi d’abord »

    Le logement est un droit fondamental. Naturellement, il devient un levier d’insertion pour les personnes en situation de grande fragilité. Les appartements de coordination thérapeutique (ACT), définis par le Code de l’action sociale et des familles (CASF), ont vocation à héberger à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale nécessitant des soins et un suivi médical en optimisant la prise en charge médicale, psychologique et sociale, par la mise en œuvre d’une coordination globale. Inspirés du principe du Housing first, qui a fait ses preuves outre-Atlantique, les appartements de coordination thérapeutique « Un chez soi d’abord » proposent un dispositif différent de celui des ACT classiques. Il s’agit d’un programme innovant proposant aux personnes sans abri présentant un trouble psychique sévère un logement sans condition. Expérimenté dans plusieurs grandes villes de France dès 2011, il s’inscrit désormais dans les politiques publiques, au travers du CASF, depuis 2016 (D. n° 2016-1940, 28 déc. 2016). Le programme « Un chez soi d’abord » répond à un besoin réel conforme aux orientations générales des politiques publiques en faveur des publics ciblés et apporte une plus-value en comparaison avec l’offre sanitaire, sociale et médico-sociale existante. Tout en rappelant le principe général des ACT en hébergement, cette fiche se concentre sur le dispositif « Un chez soi d’abord » qui tend à se développer de plus en plus dans les années à venir sur l’ensemble du territoire national.

    #accompagnement des publics #dispositif d'hébergement
  • Fiche pratique 1 octobre 2025

    La demande d’orientation vers un établissement médico-social pour adultes auprès de la MDPH

    Alors que les profils et les parcours des personnes en situation de handicap sont de plus en plus complexes, les places en institution de plus en plus rares, la présente fiche propose un tour d’horizon des types d’établissements médico-sociaux pour adultes, leurs modalités d’accueil ainsi que les conditions pour y prétendre. L’objectif est de permettre aux différents acteurs de gagner du temps dans leurs démarches et de maîtriser les enjeux d’une orientation vers un établissement médico-social. En France, les établissements et services sociaux et médico-sociaux sont juridiquement définis au I de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles. Les établissements médico-sociaux tels que les foyers d’accueil médicalisés (FAM), les maisons d’accueil spécialisées (MAS) ou encore les accueils de jour, sont définis par l’alinéa 7 : « les établissements et les services, y compris les foyers d’accueil médicalisé, qui accueillent des personnes handicapées, quel que soit leur degré de handicap ou leur âge, ou des personnes atteintes de pathologies chroniques, qui leur apportent à domicile une assistance dans les actes quotidiens de la vie, des prestations de soins ou une aide à l’insertion sociale ou bien qui leur assurent un accompagnement médico-social en milieu ouvert ». Cette fiche se concentre sur la procédure de demande de place au sein de ces établissements.

    #handicap #logement #projet de vie
  • Fiche pratique 4 février 2025

    Travailler avec l’association Cultures du Cœur

    Créée en 1998, l’association Cultures du Cœur voit le jour dans la continuité de la loi du 29 juillet 1998, dite loi de lutte contre les exclusions, qui reconnaît, entre autres, l’accès à la culture comme un droit pour tous. Presque trente ans plus tard, les inégalités d’accès sont liées à la catégorie sociale et aux conditions de vie des personnes. Cultures du Cœur défend l’accès à la culture comme droit fondamental tel qu’il est inscrit dans l’article 5 de la Déclaration des droits culturels de Fribourg de 2007 (accès et participation à la vie culturelle). Elle œuvre pour l’inclusion sociale des personnes démunies en favorisant leur accès aux pratiques culturelles, sportives et de loisirs. L’action de l’association est possible grâce aux structures relais présentes dans 50 territoires : elle anime un véritable réseau avec plus de 10 000 partenaires culturels, sportifs et sociaux. Chaque année, ce sont plus de 350 000 invitations distribuées, grâce notamment aux structures relais. Comment devenir une structure relais ? Comment procéder à la mise en place d’une action Cultures du Cœur ? Cette fiche vous permet de procéder, étape après étape.

    #projet d'insertion #projet culturel
  • Fiche pratique 4 février 2025

    Organiser la découverte d’un lieu culturel pour favoriser l’insertion sociale

    L’accès à la culture est un enjeu national, reconnu par les Nations unies en 1946, mais également dans le cadre de la loi du 29 juillet 1998, relative à la lutte contre les exclusions (L. n° 98-657 du 29 juillet 1998). L’article 140 vient promouvoir l’accès à la culture et aux loisirs comme un outil de lutte contre les exclusions. L’accès à la culture devient alors un véritable levier d’accompagnement social et un outil pour les travailleurs sociaux des structures d’insertion. Vous souhaitez organiser une action d’insertion par la découverte d’un lieu culturel ? Avant de mettre en place ce type d’action, il convient : d’établir un diagnostic de territoire :définir les problématiques sociales et les besoins du public visé, recenser les lieux culturels susceptibles de proposer un partenariat pour l’insertion ; d’identifier la plus-value des actions de découverte culturelle dans le cadre du parcours d’insertion :définir les objectifs principaux et secondaires, permettre l’implication des publics et les accompagner dans la construction du projet.

    #action d'insertion #événement culturel

Ressources associées